Attentats en Catalogne – Un imam au centre de l'enquête sur les attentats, dans un pays en deuil

Au troisième jour de deuil national en Espagne, l’attention se concentre sur un imam d’une petite localité de Catalogne dont sont originaires plusieurs membres de la cellule djihadiste responsable des attentats de Barcelone et Cambrils. La presse espagnole s’interrogesur le rôle de l’imam Abdelbaki Es Satty dans l’éventuelle radicalisation très rapide de plusieurs auteurs des attentats –des enfants d’immigrés marocains– originaires de Ripoll, paisible localité catalane de 10.000 habitants à quelque 700 mètres d’altitude au pied des Pyrénées.
Le domicile de l’homme, qui a disparu depuis mardi, a une nouvelle fois été perquisitionné samedi à l’aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l’opération de police. Et, pendant ce temps, les policiers recherchaient toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée.
Au moins quatre suspects sont toujours en garde à vue, qui en Espagne, en matière de terrorisme, peut durer jusqu’à cinq jours.
La « cellule » mise au jour serait composée des cinq auteurs de l’attaque de Cambrils, qui s’est produite huit heures après celle de Barcelone, tous abattus; d’une personne tuée dans l’explosion accidentelle de gaz dans une maison à Alcanar, à 200 km sud de Barcelone; d’une deuxième, qui pourrait aussi avoir péri; des quatre personnes interrogées et de l’homme encore recherché.
D’après le quotidien El Pais qui cite des sources policières, l’imam de Ripoll pourrait avoir été tué dans l’explosion d’Alcanar. Mais les restes de trois personnes pourraient se trouver dans les décombres.
La déflagration d’Alcanar aura peut-être évité un drame bien plus important: les policiers ont découvert plus de 30 bonbonnes de gaz, qui auraient pu servir à la fabrication d’engins explosifs.
Le gouvernement a décidé samedi de maintenir le niveau d’alerte terroriste à 4, évitant son niveau maximum, 5, synonyme de risque d’attentat imminent, mais renforçant encore les mesures de protection alors que la saison touristique bat son plein.

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20 août 2017 - 05h05