Attentats à Bruxelles – Un an après: la collaboration avec la police fédérale s'est améliorée

La collaboration de la police fédérale avec les autorités locales est actuellement beaucoup plus forte qu’il y a un an, quand elle était essentiellement alimentée par la méfiance au niveau de la police fédérale, affirme la députée-bourgmestre de Molenbeek Saint-Jean, Françoise Schepmans (MR), à l’approche du premier anniversaire des attentats de Bruxelles. Mme Schepmans estime disposer à présent de plus d’informations sur les individus en lien avec le radicalisme violent grâce à la cellule de sécurité locale intégrale.
« Certes, on se prépare à commémorer les événements tragiques du 22 mars, mais Molenbeek a ressenti de plein fouet l’impact des attentats dès le lendemain de ceux du 13 novembre à Paris, dans le contexte plus large du radicalisme violent et de ses ramifications jusque dans la commune. Le 14 novembre 2015, la place communale était noire de monde. A la suite des critiques venues de France à l’égard des autorités belges, il y a eu ensuite les propos de Jambon disant: ‘nous allons nettoyer Molenbeek’. S’en est suivie une période intense en rapport avec les attentats, rythmée par leurs conséquences à Molenbeek, jusqu’aux vacances d’été 2016. Mais depuis lors, le quotidien a repris le dessus », a expliqué la bourgmestre de la commune.
Avec le recul, Françoise Schepmans se félicite du rôle important joué par la police locale et le service de prévention de la commune sur le terrain lors des perquisitions successives, notamment pour expliquer à la population ce qui se passait. Cela a contribué à réduire la tension.
Pour la bourgmestre, le principal mérite du « plan canal » décidé au niveau fédéral a résidé dans le renforcement policier de 34 à 48 hommes, qui a permis de mieux connaître la situation en contribuant aux enquêtes de domiciliation et sur les subdivisions d’immeubles – 5.000 logements et 16.000 habitants recensés -, et en répertoriant les asbl (800 dont 102 ont été jugées problématiques). Elle souligne aussi l’apport de personnes spécialisés dans l’analyse du phénomène de la radicalisation.
Toutefois, un véritable travail a été entrepris un peu dans tous les départements de la commune.
La lutte contre la radicalisation chez les jeunes nécessite une action conjointe et coordonnée, surtout des entités communautaires et régionales, juge par ailleurs Françoise Schepmans, pour qui ce phénomène relève surtout d’un problème d’éducation, de formation, et d’objectifs de vie qui leur font défaut. Cela mérite par ailleurs, selon elle, une analyse et un meilleur encadrement de l’influence du communautarisme.

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15 mars 2017 - 15h45