
L’humeur de Vanessa Lhuillier – Un chemin encore long et étroit
Aujourd’hui, je suis entre la lassitude et la colère. Je n’ai pas encore complètement choisi à cette heure. Ce qui m’a rendu lasse ce matin, ce sont les avancées ou devrais-je plutôt dire les propos de nos négociateurs bruxellois. Quand j’entends Yvan Verougstraete demander de leur laisser encore quelques jours pour clarifier le chemin à emprunter, je me dis que du temps, on leur en a déjà laissé assez, non ? Nous en sommes à 583 jours tout de même. Et après deux semaines de vacances qui ont permis à tous les partis de travailler sur la première note du président des Engagés, et une semaine de réunions bilatérales, certains ne savent toujours pas s’ils veulent entrer dans une majorité.
Conclusion, on nous parle de nouveau de ne travailler que sur un budget qui pourrait voir le jour pour le 5 février 2026 ce qui devrait permettre alors certainement peut-être d’avoir un gouvernement. Si je résume, nous sommes donc à nouveau suspendus à la décision de deux présidents de partis : celui du CD&V, Sammy Mahdi et celui de l’Open VLD, Frédéric De Gucht. Et ce qui est encore une fois cocasse, c’est que leur député et ministre bruxellois, Benjamin Dalle et Dirk De Smedt, semblent disposés à rentrer dans un gouvernement de centre-gauche.
Conclusion, les Bruxellois attendent encore et toujours. Yvan Verougstraete a l’espoir que les chiffres et la qualité de ses analyses convainquent principalement l’Open VLD d’y aller, mais le chemin qu’il souhaite emprunter certes est pavé de bonnes intentions, mais il semble encore bien long et surtout étroit.