
L’humeur de Vanessa Lhuillier – Trouver une nouvelle voix pour Ecolo
Fanny, c’était un week-end stressant, je ne vous raconte pas. Dimanche, j’étais vraiment inquiète dans mon canapé en attendant les résultats. Le suspens était entier. Je me suis rongé les ongles toute la journée. Je ne vous parle pas des élections municipales françaises, on va attendre le deuxième tour de la semaine prochaine pour cela, ni de la participation d’Anderlecht aux play off, mais bien du combat que tout le monde attendait : Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre contre… Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre pour la coprésidence d’Écolo. Et finalement, figurez-vous, un peu contre toute attente, c’est le duo Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre qui a été élu avec 94% des suffrages ! Ecolo qui se vante en permanence d’être le parti le plus ouvert à la participation et à la démocratie, a réalisé une élection avec un score stalinien. Marie-Colline Leroy, ancienne secrétaire d’Etat, et Gilles Vanden Burre, ancien chef de groupe à la Chambre, tous deux non réélus au dernier scrutin, deviennent donc le choix de la raison ou le choix par défaut, comme diraient les mauvaises langues, d’un parti dont les intentions de vote sont par contre très loin d’un score stalinien puisqu’elles dépassent à peine les 7% à Bruxelles.
Le défi est donc énorme pour ce duo, surtout que l’écologie n’a pas le vent en poupe actuellement. Le monde a tendance à se radicaliser, à parler davantage de la défense des frontières que de celle de la planète. Pourtant, avec la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, nous voyons aujourd’hui que nous dépendons largement des énergies fossiles. Une belle occasion pour Ecolo de prôner les énergies renouvelables. Mais pour le moment, les Verts restent sans voix. Pour demain, ils veulent partir à la reconquête des jeunes et parler d’écologie sans culpabiliser la population. En gros, si j’achète des fraises en plein mois de février, ce n’est pas moi la responsable, c’est parce que l’industrie agro-alimentaire m’en propose. Et c’est cela qu’il faut changer. Mais dans un premier temps, il faut surtout reconstruire le parti, avec des idées non pas recyclées mais innovantes.