Les asbl gravitant autour du corps des pompiers sont passées au crible en commission

La commission spéciale du parlement bruxellois chargée de se pencher sur la gestion du Service de l’Incendie de l’Aide Médicale Urgente de la capitale a passé ce mardi au crible la gestion des asbl gravitant autour de ce service.

Au-delà d’une série d’éclaircissements, les auditions du jour n’ont pas apporté d’éléments neufs significatifs sur d’éventuels conflits d’intérêts personnel de la part d’hommes du feu qui y ont exercé une fonction.

Ce n’est pas pour autant faute, dans le chef des membres de la commission, d’avoir posé des questions en suffisance: la longueur des échanges a engendré un report de l’audition de deux inspecteurs des Finances, initialement prévue mardi après-midi également.

Trois des quatre asbl dont des responsables étaient invités à témoigner ont trait à la formation des (futures) recrues: les associations “Jeunes Sapeurs Pompiers de Bruxelles (JSPB)”; l'”Ecole du feu”; et l’Institut de Formation en Aide médicale urgente (IFAMU). La quatrième gère le “Service Social” du SIAMU. Chacune de ces asbl a tenu une comptabilité à jour.

Les CA des asbl de formation sont composés, entre autres d’un représentant du/de la ministre ou secrétaire d’Etat en charge du SIAMU, de l’officier chef de service et d’un officier coordinateur. Ces mandats ne sont pas rémunérés.

Selon Ivo De Vijver, directeur de l’école du feu jusque l’année dernière, les règles sont très strictes sur le plan de la gestion financière. Les documents doivent tous avoir au moins deux signatures différentes et sont contrôlés par le trésorier et un commissaire aux comptes. Chez les Jeunes Sapeurs Pompiers de Bruxelles, la formation, organisée le mercredi et le samedi, est ventilée sur trois ans.

Le recrutement des instructeurs se fait au sein du corps des pompiers, au près des détenteurs au minimum du grade de caporal, a expliqué le directeur des JSPB, Dominique Depasse. D’après lui, les formateurs, qui comme ailleurs ne peuvent prester à ce titre durant leurs heures de garde sont rémunérés à hauteur de 35 euros par jour depuis dix ans. Ces asbl bénéficient de subventions publiques pour fonctionner.

La commission spéciale entendra deux inspecteurs des Finances mardi prochain. La semaine suivante, ce sera au tour des ministres successivement en charge du SIAMU.

Belga

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13 mars 2018 - 19h53