L’absentéisme dû à Omicron augmente “et le pire reste à venir”, selon la FEB

L’absentéisme dans les entreprises, dû à la vague du variant Omicron du Sars-Cov-2, est en hausse dernièrement et va encore s’aggraver, avertit lundi la Fédération des entreprises de Belgique. Selon la FEB, qui se base sur les chiffres de 120 petites et grandes entreprises de différents secteurs de notre économie, les taux d’absentéisme lié à une infection à la Covid-19 ou à une quarantaine ont augmenté pour atteindre 4,8% au cours de la deuxième semaine suivant les vacances de Noël.

“Les secteurs de la construction (2,3%) et de la technologie (6,4%), en particulier, connaissent une nette augmentation. En outre, l’industrie alimentaire est toujours l’une des plus touchées par ce phénomène, avec 7,2% de son personnel indisponible. La situation est également très difficile dans l’industrie du textile, du bois et de l’ameublement (qui n’a réalisé sa première enquête que la semaine dernière). En moyenne, le taux d’absentéisme y est supérieur à 10% et dans certaines entreprises, plus d’un quart du personnel manque à l’appel”, constate la FEB dans un communiqué.

Toujours selon les données qui sont remontées jusqu’à la FEB, trois quarts des entreprises subissent déjà les conséquences de ces absences sur leur production et leurs services.

“Le pic n’étant pas encore en vue, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter l’impact sur les entreprises. L’accord entre les partenaires sociaux, conclu à la fin de la semaine dernière et permettant de faire appel plus facilement aux étudiants, aux (pré-)pensionnés, aux demandeurs d’asile ou aux collaborateurs qui bénéficient d’un crédit-temps ou exercent un emploi de fin de carrière, arrive donc à point nommé”, conclut le CEO de la FEB, Pieter Timmermans, appelant le gouvernement à mettre “en œuvre ces mesures rapidement, sans quoi elles interviendront irrémédiablement trop tard”.

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24 janvier 2022 - 19h12