Trafic de drogue: un député MR plaide pour le retour des brigades de proximité de type koban

Le député bruxellois du MR, Amin El Boujdaini, a plaidé lundi pour un retour  des brigades de type Koban dans la zone de police de Bruxelles Midi.

Le quotidien l’Echo a fait état samedi de l’existence d’un courrier anonyme de policiers constatant la politique de sécurité dans la zone de police bruxelloise Midi (Anderlecht, Saint-Gilles et Forest), et voyant dans la dissolution des brigades de proximité, à l’image des “Koban”, une des causes des fusillades.  L’objectif de ces policiers en civil était de harceler les dealers de rue et chasser les vols avec violence. Les équipes avaient la particularité d’être resserrées, financées par les communes et disposant d’une forte autonomie. L’Echo a rappelé que ce concept était toutefois “cher en moyens et en personnel” et que ces brigades de proximité ont disparu au sortir de la période Covid .

Autre éléments de contexte de leur disparition: une des composantes de la brigade Uneus est entrée en conflit avec des riverains de la place Bethléem, sur fond d’accusation de racisme et d’excès de zèle pendant le covid. La brigade Silva, de Forest, est tombée après que plusieurs de ses membres ont été suspectés de collusion avec le milieu criminel. La Team Phénomènes, elle aurait, selon une source, «brûlé» une importante enquête judiciaire de la recherche locale par manque de coordination et trop de fougue…”, a écrit le quotidien, citant le professeur en criminologie Vincent Francis.

Pour le député MR Amin El Boujdaini, le retour de Koban dans la zone de Bruxelles Midi est “une demande légitime des citoyens et des policiers de terrain. Ignorer cet appel, c’est continuer à sacrifier la sécurité des habitants sur l’autel d’une politique inefficace et d’un manque de vision criant”. “Pourtant, au lieu d’assumer leur responsabilité, les bourgmestres concernés préfèrent rejeter la faute sur le fédéral, D’autres communes ont maintenu des dispositifs de proximité efficaces, ce qui prouve que le problème n’est pas un manque de moyens, mais bien une mauvaise gestion locale. La dissolution des Koban …est un choix politique assumé par les autorités locales qui se  se traduit par une montée des fusillades, des agressions et un sentiment d’abandon croissant parmi les habitants“, a-t-il jugé lundi, dans un communiqué adressé à l’agence Belga.

Aux yeux du député libéral, il est temps que ces élus assument les conséquences de leurs décisions et prennent enfin des mesures concrètes pour restaurer la sécurité.

Belga

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31 mars 2025 - 17h08
Modifié le 31 mars 2025 - 17h08