Sven Gatz sur la formation bruxelloise : “Contourner la loi spéciale pour sortir de l’impasse politique est dangereux”

Contourner la loi spéciale sur les institutions bruxelloises pour trouver des solutions créatives afin de sortir de l’impasse politique n’est pas sans danger, a averti vendredi soir l’ex-ministre bruxellois de l’Open Vld, Sven Gatz. Celui-ci s’exprimait à l’occasion de la séance des voeux de Nouvel An du Parlement bruxellois, où il intervenait en tant que député doyen d’âge en remplacement de la vice-présidente, Lotte Stoops.

Sven Gatz a profité de cette occasion pour adresser sa mise en garde contre les aventures institutionnelles. “La créativité, les idées nouvelles et une approche différente sont importantes dans la vie, pour les entrepreneurs, mais aussi en politique. Mais ils ne remplacent pas la Constitution, et en ce qui nous concerne, la loi spéciale de 1989. Elles ne sont pas une solution à un blocage institutionnel”.

Le mandataire Open Vld a rappelé que la loi spéciale sur les institutions bruxelloises votée en 1989 constituait la pierre angulaire du modèle de pacification belge. “L’esprit et la lettre de cette loi impliquent clairement qu’il est impossible de gouverner cette Région sans coopération”, a-t-il poursuivi.

M. Gatz a reconnu que Bruxelles avait beaucoup changé et s’était diversifiée au cours des 25 dernières années, ce qui a conduit certains à affirmer que la loi spéciale sur Bruxelles était dépassée. “Mais du ‘ça ne marche plus’ à la recherche de solutions créatives pour la contourner, il n’y a qu’un pas… et un pas dangereux”, a averti le député libéral néerlandophone.

“Je ne pense pas que, même dans ce contexte démographique modifié, la protection et même la promotion du néerlandais à Bruxelles aient perdu de leur pertinence”, a-t-il poursuivi.
M. Gatz a enfin rappelé qu’il existe des procédures permettant d’adapter la Constitution et les lois spéciales aux nouvelles évolutions ou perspectives.

De son côté, le président du Parlement, Bertin Mampaka (MR), a souligné qu’au sein du Parlement bruxellois, le fil du dialogue entre députés de bords politiques différents n’était pas rompu pour tenter de sortir de l’impasse actuelle.

Selon lui, la méthode de recherche inlassable du consensus a permis, malgré ce contexte difficile, d’agir concrètement sur la continuité de l’État, en adoptant des douzièmes provisoires budgétaires pour garantir le paiement des salaires, le versement de subsides, et le fonctionnement des services publics; et de réduire de 5 % les rémunérations parlementaires et de 10% le fonctionnement global de l’institution.

Cela a également permis de sécuriser l’avenir de “fleurons culturels, comme la Zinneke Parade, pour que Bruxelles reste Bruxelles” et de continuer à travailler sur des textes essentiels contre les discriminations. “Ce bilan est la preuve que notre institution reste un pôle de stabilité et de responsabilité malgré ce qu’en pensent certains”, a-t-il conclu.

En dépit de la manifestation organisée par Respect Brussels devant l’entrée du Parlement bruxellois, un public nombreux a eu accès à la réception organisée dans la Salle des Glaces du Parlement. On y a remarqué la présence de personnalités qui ne siègent pas/plus dans l’assemblée bruxelloise, telles que l’ancienne Première ministre Sophie Wilmès (MR), le président des Engagés et actuel formateur bruxellois Yvan Verougstraete, ou encore le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert Olivier Maingain (Lib-res; ex-DéFI).

Belga

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