Aller au contenu principal
BX1

Six ans d’emprisonnement ferme requis contre Thomas Rorive, ancien journaliste RTBF

La procureure a demandé au tribunal correctionnel de Bruxelles de prononcer une peine de six ans d’emprisonnement ferme contre Thomas Rorive, poursuivi pour deux infractions à caractère sexuel, dont un viol commis sur une personne vulnérable, en janvier et en octobre 2021.

Pour la procureure, les trois préventions sont établies et l’ancien journaliste de la RTBF, licencié le 29 octobre 2021, ne mérite “aucune mesure de faveur”. Elle requiert également une mise à disposition du tribunal d’application des peines pendant cinq ans. Dans son réquisitoire, la procureure est remontée jusqu’en 2013 pour citer une série de témoignages qui attestent, selon elle, d’un comportement qualifié de “prédateur” et de “manipulateur”. L’attitude de Thomas Rorive est “complètement déplacée à l’égard des femmes”, a déclaré la procureure.

Lire aussi | Thomas Rorive, ancien journaliste RTBF, doit répondre ce mercredi de faits de viol et d’atteinte à l’intégrité sexuelle

Les témoignages étalés sur huit ans sont “concordants”, a-t-elle poursuivi. “Rien n’est isolé dans ce dossier.” Le cas de Thomas Rorive est un cas de contrainte et d’emprise, a-t-elle développé, citant le “mécanisme répété” d’un homme “qui a utilisé son ascendance” sur les femmes avec sa fonction de journaliste. La représentante du ministère public est revenue sur un fait de viol sur personne mineure, stagiaire à la RTBF, prescrit, mais attesté par des témoins.

Elle a pointé l’attitude du prévenu qui, tout du long des enquêtes le concernant, a toujours réfuté les accusations devant les instructeurs, alors qu’en parallèle, les déclarations de plaignantes se répètent, décrivant “presque mot pour mot” un même schéma, alors qu’elles ne se connaissent pas.

Thomas Rorive (50 ans) est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour deux préventions : une prévention de viol avec circonstance de vulnérabilité commise dans l’arrondissement judiciaire de Mons le 13 janvier 2021 et une prévention d’atteinte à l’intégrité sexuelle commise dans la nuit du 22 au 23 octobre 2021 à Schaerbeek.

La défense plaidera le mardi 17 février

L’audience du procès a été suspendue mercredi midi, après le réquisitoire de la procureure du Roi. Les débats reprendront le mardi 17 février à 09h00 avec la plaidoirie de la défense du prévenu.

La défense du prévenu a cependant demandé cinq minutes de temps de parole avant la suspension de l’audience pour fournir un préambule de sa ligne de défense au tribunal et aux médias.
La moitié du réquisitoire est fondé sur des faits pour lesquels nous ne sommes pas poursuivis“, a ainsi déclaré Jean-Pierre Buyle, avocat de Thomas Rorive. Les relations sexuelles avec l’une des deux plaignantes avaient “toujours été consenties“, a-t-il ajouté, s’appuyant sur trois photos ajoutées par la défense au dossier du prévenu.

Ces photos ont largement fait parler d’elles mercredi à l’audience, la procureure estimant qu’elles ont été prises sans le consentement de la femme présente à l’image, ce qui constitue une infraction supplémentaire dans le chef de Thomas Rorive.

Pour la défense de l’ancien journaliste, le “triple réquisitoire” du ministère public est non fondé. L’avocat a annoncé qu’il démontrerait cela en 11 points mardi.

Avec Belga

 

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales