Selon le PTB, le prix élevé de l’énergie pourrait rapporter jusqu’à 94 millions par mois à l’État
L’augmentation des prix de l’énergie devrait générer au moins 74 millions d’euros supplémentaires par mois au sein des caisses de l’Etat alors que les recettes de la TVA sur le diesel, l’essence, le mazout et le gaz naturel grimpent automatiquement aussi, selon les calculs du PTB dans une étude publiée jeudi. Le parti dénonce “un mécanisme pervers” et plaide pour un plafonnement de toute urgence.
Ce chiffre est basé sur les prix des carburants constatés en début de cette semaine, mais en tenant compte des augmentations qui ont eu lieu dans le courant de la semaine, ce montant pourrait s’élever jusqu’à 94 millions d’euros, pointe l’étude.
Fort de ces calculs, la cheffe de groupe du PTB au Parlement fédéral, Sofie Merckx, pointe que “les multinationales pétrolières profitent de cette crise, mais aussi l’État”, dans un communiqué. “Alors que les travailleurs paient des sommes exorbitantes à la pompe et pour leurs factures d’énergie, les recettes du gouvernement augmentent automatiquement. C’est inacceptable”, ajoute-t-elle.
Le parti exige un plafonnement de prix des carburants à maximum 1,60 euro par litre. Une pétition lancée à ce sujet a par ailleurs déjà récolté 20.000 signatures au fil des jours passés, assure le parti.
Mme Merckx pointe que c’est là un levier important dont dispose l’État. “Aujourd’hui, 0,72 euro par litre sont constitués d’accises, TVA comprise. En les réduisant, nous pouvons faire baisser les prix immédiatement”, enjoint-elle.
Les surprofits des multinationales pétrolières sont aussi dans le viseur du PTB. Le parti plaide pour qu’une contribution exceptionnelle soit reversée par ces firmes, notant que d’autres pays européens ont déjà pris des mesures similaires.
“Il est inadmissible qu’une poignée d’entreprises s’enrichissent sur le dos des travailleurs. Que les profiteurs de guerre paient, pas les familles”, assure encore Mme Merckx.
Belga