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Le revenu des ménages bruxellois progresse moins vite que dans les deux autres Régions

Les ménages bruxellois et wallons n’ont, en outre, toujours pas récupéré leur pouvoir d’achat trois ans après le début de la vague inflationniste, contrairement aux ménages flamands, où c’est déjà le cas depuis 2023.

Le revenu et la consommation des ménages ont moins progressé en 2024 à Bruxelles que dans les deux autres Régions du pays, communiquent mercredi la Banque nationale (BNB) et l’Institut des comptes nationaux (ICN).

Après plusieurs années chahutées, d’abord par la pandémie puis par les tensions inflationnistes, le revenu disponible par habitant a renoué avec une croissance plus modérée dans les trois Régions. Il a ainsi enregistré une évolution plus soutenue en Wallonie (2,6%) et en Flandre (2,3%) qu’à Bruxelles (1,5%). Lorsqu’il est corrigé pour l’inflation, ce revenu disponible par habitant n’a cependant plus augmenté que de 0,9% au sud du pays et de 0,6% au nord, tandis qu’il a légèrement reculé (-0,2%) dans la capitale.

Si l’on compare le niveau du revenu disponible réel par habitant en 2024 avec celui de l’année 2021, la BNB constate que les ménages bruxellois et wallons n’ont toujours pas récupéré leur pouvoir d’achat trois ans après le début de la vague inflationniste, contrairement à leurs homologues flamands.

Les salaires sont demeurés le moteur de la croissance du revenu des ménages, avec une contribution équivalente dans les trois Régions. Lors des deux années précédentes, cette contribution avait été plus importante à Bruxelles qu’ailleurs. Les prestations sociales (pension, chômage, maladie-invalidité, etc.) ont constitué le second poste de soutien au revenu, de manière à peine plus limitée que l’année précédente, sauf dans la capitale où la contribution s’est plus fortement réduite. Pour la BNB, l’impact de l’arrêt de certaines mesures de soutien mises en place par les autorités, comme le chèque énergie par exemple, s’est avéré plus marqué pour les ménages bruxellois.

Les revenus de la propriété n’ont, par contre, quasiment pas contribué à la croissance du revenu en 2024, contrairement aux deux années précédentes. Cela s’explique par la baisse généralisée des taux d’intérêt, qui a entraîné une diminution mécanique des intérêts nets perçus. L’augmentation des dividendes perçus par les ménages a toutefois plus que compensé la baisse des intérêts nets dans les trois Régions.

Corollaire de l’évolution de ce revenu disponible, les dépenses de consommation des ménages ont progressé plus modérément en 2024. L’évolution des dépenses par habitant a ainsi été un peu plus vive en Wallonie (3,4%) et en Flandre (3,2%) qu’à Bruxelles (2,0%).

Ce sont principalement les loisirs qui ont stimulé les dépenses de consommation, dans une tendance qui voit les expériences, telles que les voyages, les concerts et la restauration, prendre une place de plus en plus importante dans les profils de consommation des ménages.

La demande de voyages, de culture et de services de restauration a en effet nettement progressé dans les trois Régions. “La part de ces catégories dans les dépenses totales des ménages suit une tendance clairement à la hausse depuis 2021 et dépasse désormais les niveaux moyens observés sur la période 2009-2019 – à savoir 14,6% à Bruxelles, 16,5% en Flandre et 14,2% en Wallonie”, illustre la BNB. La progression est particulièrement marquée à Bruxelles, où la part consacrée aux activités de loisirs a atteint 17,7% de la consommation totale en 2024.

La hausse des prix des denrées alimentaires et les fortes augmentations de prix observées pour les produits alcoolisés et le tabac ont, une nouvelle fois, constitué des facteurs importants du budget alloué à ces dépenses en 2024.
En revanche, les ménages ont moins dépensé pour des biens et services divers, et ce dans les trois Régions.

Enfin, la part du revenu disponible que les ménages ont épargnée en 2024 s’est stabilisée. La Flandre domine largement ce classement, avec 15,9%(moyenne historique de 16,1%), contre 10,1% en Wallonie (9,7% de moyenne sur le long terme). À Bruxelles, en revanche, le taux d’épargne est resté nettement inférieur à sa moyenne historique, de l’ordre de 4,7% en 2024 (contre 6,4% sur la période 2009-2019).

Belga

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