Il n’y a pas de solution immédiate en vue pour reloger les occupants du 48 rue des Palais

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La Région bruxelloise n’a pas de solution en vue pour les centaines de réfugiés qui occupent un immeuble situé au 48 de la rue des Palais à Schaerbeek, car aucun bâtiment approprié n’est immédiatement disponible. Ceux qui pourraient l’être nécessitent entre trois et quatre mois de travaux, a affirmé vendredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

Celui-ci  était interrogé en séance plénière du Parlement bruxellois par Jan Busselen (PVDA), Céline Fremault (Les Engagés) et Gilles Verstraeten (N-VA), entre autres, à propos d’un rapport alarmant concernant l’état de santé des centaines d’occupants, établi à la demande de la commune de Schaerbeek.   Le ministre-président Rudi Vervoort a tenu à rappeler que l’accueil et l’accompagnement de la population relèvent du gouvernement fédéral, qui est compétent en la matière, la plupart des occupants étant des demandeurs d’asile.

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Selon lui, la commune de Schaerbeek “ne prêtera par son concours à l’expulsion tant qu’il n’y a pas de solution d’hébergement”. Toujours selon le ministre-président, celle-ci a exigé une réunion de suivi avec le cabinet de la secrétaire d’Etat fédérale à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor afin d’évaluer les avancements quant à l’état de la santé et les solutions de relogement pour les Mineurs Non Accompagnés (Mena) ainsi que pour les autres personnes vivant à la rue des Palais.

Pour ce qui concerne l’aspect sanitaire, la bourgmestre de Schaerbeek a convoqué le 21 novembre dernier la Cocom et les associations susceptibles d’apporter un soutien et a mandaté une visite de l’inspection de l’hygiène sur le site. Du rapport médical qui a été transmis mercredi soir, il ressort que l’état de santé général des résidents est “interpellant” par la présence objective de signes et symptômes évocateurs de nombreuses maladies. On y signale aussi un manque d’accès aux soins, au dépistage et au rattrapage vaccinal de ces personnes.

Un plan sera établi par les acteurs de la société civile concernant la situation médicale. Cependant, le hub humanitaire a déjà commencé les vaccinations contre la diphtérie et autres maladies, a ajouté Rudi Vervoort. . Le cabinet fédéral en charge de la Santé envisage d’installer et de financer un centre médical à Pacheco, étant donné l’incapacité de Fedasil à prendre en charge le screening médical.

Belga – Photo : BX1