Grève générale : “Ne pas se tirer une balle dans le pied”, demande la fédération Agoria

A la veille de la grève générale programmée lundi, Agoria, la fédération de l’industrie technologique, estime qu’une “grève qui met nos entreprises à l’arrêt n’est pas la solution. Au contraire, elle ne fera qu’aggraver la situation de notre industrie, de nos entreprises et de nos travailleurs, alors que nous sommes déjà en grande difficulté”.
La fédération estime que ce dont l’industrie a besoin, “c’est d’un dialogue positif et constructif entre employeurs, travailleurs et décideurs politiques”. Dans un communiqué dimanche, Agoria dit comprendre les préoccupations à l’origine de l’action du 31 mars mais affirme aussi que le secteur de l’industrie technologique “a perdu 8.000 emplois l’an dernier et les perspectives pour cette année restent sombres. Nous traversons la période la plus difficile de ces 10 à 15 dernières années”.
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Agoria calcule qu’“une journée de grève nationale sur l’industrie technologique pourrait engendrer plus de 200 millions d’euros de pertes économiques”. “De plus”, selon Agoria, “une telle action nuit à la réputation internationale de la Belgique en tant qu’acteur industriel fiable et destination attrayante pour les investissements. Les investisseurs étrangers, qui soutiennent plus de 70 % de notre industrie, observent ces actions avec inquiétude“, assure la fédération.
Belga