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Explosion de la criminalité ou récit alarmiste ? Ce que disent les chiffres à Bruxelles

La thématique de l’insécurité s’est profondément installée dans le débat public.

L’an dernier, l’insécurité et les différentes fusillades ont pris une place très importante dans la vie des Bruxellois. Ce débat d’enjeu public est aussi devenu l’axe central de nombreux discours politiques. Entre ceux qui évoquent une explosion de la criminalité et ceux qui dénoncent un récit excessivement alarmiste, que révèlent les données ? Nos confrères de la Libre ont analysé le dernier rapport de l’Observatoire de safe.brussels, le service régional chargé de la sécurité et de la prévention.

Premier constat global : la criminalité n’explose pas à Bruxelles. Entre 2014 et 2024, le nombre de faits judiciaires enregistrés par la police est resté globalement stable, autour de 157 000 faits par an. Dans le même temps, la population bruxelloise a augmenté de 7,4 %. Rapporté au nombre d’habitants, le taux de criminalité diminue donc légèrement : 131,01 faits pour 1 000 habitants en 2024, contre 137,5 dix ans plus tôt.

Les vols et extorsions demeurent la catégorie d’infractions la plus fréquente dans la capitale. Leur nombre est en recul de 19 % depuis les années 2000.

Une hausse préoccupante des homicides

À l’inverse, les assassinats, meurtres et tentatives d’homicide connaissent une évolution inquiétante : +40 % sur la dernière décennie. Après une baisse quasi continue entre 2015 (39 homicides) et 2021 (20), la tendance s’est inversée.

En 2024, Bruxelles a recensé 34 assassinats ou meurtres, alors que la diminution se poursuit en Wallonie et en Flandre. Cette hausse semble étroitement liée aux fusillades associées au trafic de drogues.

Le poids croissant du trafic de stupéfiants

Le trafic et la consommation de drogues jouent un rôle central dans le sentiment d’insécurité. Entre 2023 et 2024, alors que le volume global d’affaires entrantes au parquet diminue de 4 %, les dossiers liés aux stupéfiants et au dopage augmentent de 33 %. Cette criminalité est souvent accompagnée de violence armée : en 2024, 92 incidents de tirs ont été recensés, faisant huit morts, contre trois l’année précédente.

Violences intrafamiliales et sexuelles

La police enregistre également plus de six faits de violences physiques au sein du couple par jour à Bruxelles, soit 2 368 faits en 2024. En revanche, seuls 15 cas de violences sexuelles conjugales ont été officiellement recensés sur l’ensemble de l’année.

Enfin, sur dix ans, les statistiques policières font état d’une hausse de 50 % des faits de viol, et même de 94 % au niveau judiciaire. Près de trois viols sur dix concernent des mineurs d’âge.

Rédaction

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