Didier Gosuin: “Nous allons indemniser les commerçants bruxellois en cas de travaux”

En cas de chantier d’une durée de six mois, les commerçants seront indemnisés jusqu’à 2.700 euros. Le montant sera doublé si le délais est prolongé.

Invité ce lundi midi sur le plateau de l’Interview, le ministre bruxellois de l’Economie Didier Gosuin (Défi) a salué la décision d’Elio Di Rupo de laisser la tête de la liste PS à Mons à Nicolas Martin: “Je suis dans le même état d’esprit. Nous devons travailler à la relève, il faut qu’elle émerge“. A Auderghem, Didier Gosuin se représentera toutefois en tête de liste pour briguer un nouveau mandat de bourgmestre: “La relève à laquelle je croyais n’a pas encore souhaité s’engager. Mais je travaille à la formation de certains“, a-t-il expliqué.

Des indemnisations pour les commerçants en cas de chantier

Comment faut-il par ailleurs indemniser les commerçants lors de travaux? A Jette, une négociation entre la commune et la Région devra permettre l’indemnisation des commerçants de la place du Miroir à hauteur de 2.700 euros maximum. Ce qui ne sera toutefois pas le cas de commerçants Ganshoren. “Dans ce cas, l’initiative venait en effet de la commune de Jette, explique Didier Gosuin. Nous avons souhaité cette initiative grâce à une ordonnance qui va régler les indemnisation. Toutes les communes et tous les quartiers de la Région seront dès lors concernés.

Si les commerçants de Jette déplorent le montant de l’indemnisation, le ministre relativise: “Nous aurons l’indemnisation la plus forte présentée dans les trois régions du pays.

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“L’horeca bruxellois ne va pas si mal”

Le ministre assure également que, même si une partie de l’horeca bruxellois doit faire face à de grande difficultés économiques, “il y a a plus de création d’entreprises dans l’horeca que de faillites (…) il y a en effet certains types de commerces qui disparaissent parce qu’ils ne sont plus adaptés à l’attente des consommateurs“.

A l’approche de la journée du droit des femmes, Didier Gosuin constate également que la Région bruxelloise et, plus largement la Belgique en général, est à la traîne en matière entrepreneuriat féminin. “Mais il y a toutefois plus de femmes qui se lancent comme entrepreneuses que d’homme. Le retard se comble, même s’il reste important. Pour pousser les femmes à s’investir, des activités seront notamment organisées dans les écoles pour parler de l’entrepreneuriat et pour sensibiliser les jeunes filles. Il n’y a pas de raison pour que ça soit réservé aux hommes.” Le ministre explique aussi son intention de “financer les groupements d’entrepreneur. Nous allons aussi créer des bourses de préactivité pour qu’une femme qui a des enfants puisse financer son activité“.

T.D.