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Deux après les attentats du 22 mars, la Belgique pourrait-elle faire face à une attaque d’ampleur? Réponse dans #M

Alors que plusieurs mesures d’aide aux victimes viennent d’être annoncées par le gouvernement fédéral, l’émission M fait le point sur les mesures prises à la suite des recommandations de la commission d’enquête sur les attentats en présence de quatre de ses membres: les députés fédéraux Gilles Vanden Burre (Ecolo), Gautier Calomne (MR), Georges Dallemagne (CDH) et Laurette Onkelinx (PS).

“Il y a eu toute une série de mesures annoncées la semaine dernière et qui sont en lien avec les recommandations de la commission  d’enquête. Ces mesures vont dans le bon sens. Il y a la subrogation. Cela veut dire que l’Etat va intervenir en premier, et puis que c’est lui qui se tournera en suite vers les compagnies d’assurances.  Le sujet des victimes est vraiment la priorité absolue aujourd’hui parce qu’aujourd’hui des dizaines, presque une centaine, n’ont encore perçu aucun euro”, explique le député fédéral Gilles Vanden Burre.”Un an après, les victimes tiennent toujours le même langage. Apparemment, elles se sentent toujours abandonnées. C’est vrai, le gouvernement a agi. Mais visiblement, le gouvernement n’a pas agi sur les demandes centrales des victimes”, estime Georges Dallemagne.

“Pour les indemnisations, on a effectivement constaté un certain retard. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a proposé la mise en place du mécanisme de subrogation. L’initiative gouvernementale vient aussi en lien avec les recommandations. C’est vrai que dans ces auditions, il avait été demandé que l’ensemble du volet soit traité pour venir avec des propositions, pour qu’elles soient le plus cohérentes possible”, indique Gautier Calomne. “Les choses avancent mais de manière très largement décevante. On ne peut pas dire en même temps que la priorité absolue, c’est la prise en charge des victimes, et puis se dire que, deux ans après l’horreur des attentats, une task force vient de décider qu’on va très certainement faire un guichet unique. C’est quand même fou ça”, insiste Laurette Onkelinx.

Des mesures inexistantes ou insuffisantes sur le plan sécurité, selon l’opposition

“On se souvient qu’il y avait plusieurs problèmes graves, que ce soit la chaîne de commandement, qui devait prendre les décisions, les coordinations sur le terrain, le dispatching des blessés dans les hôpitaux. Il y avait toute une série de difficultés et de défaillances, parfois très lourdes qui avaient été pointées du doigt. Nous n’avons pas encore toutes les informations sur la manière dont les informations sont mises en oeuvre. Il y a des éléments où on sait qu’on a bien avancé. Sur la chaîne de commandement, je trouve que c’est un petit peu moins clair”, indique Georges Dallemagne.

La commission de suivi a déjà regardé ce qui a été fait sur le volet secours. Quand il y a une catastrophe, comment tous les services de secours se mobilisent. Et là, on voit que le gouvernement a avancé. Par contre, sur le volet sécurité, si vous me demandez si pour le moment on est plus équipé sur le volet sécurité, je vous dirai que non. Peut-être que des projets vont être déposés, mais pour le moment non. On sait par exemple qu’il manque toujours le même nombre d’effectifs policiers à Bruxelles”, poursuit Laurette Onkelinx.

 

 

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19 mars 2018 - 20h26
Modifié le 19 mars 2018 - 20h38