Des chauffeurs de la Stib classaient des conductrices sur base de critères sexuels
Selon nos confrères du journal la Dernière Heure (DH), la STIB a dû rappeler à l’ordre des employés après la découverte d’échanges sexistes dans un groupe WhatsApp de conducteurs.
Le journal rapporte qu’un courrier interne consulté par la DH évoque des conductrices « classées selon des critères sexuels ». La Business Unit Metro y affirme : “Ces faits sont extrêmement graves, totalement inacceptables et contraires à nos valeurs, à la loi belge ainsi qu’à notre règlement de travail”, et parle d’une attitude « totalement incompatible » avec le professionnalisme attendu.
La DH précise que ce n’est pas une première et que, malgré des rappels antérieurs, “certains comportements persistent”. La STIB rappelle que sexualiser ou commenter des collègues constitue du sexisme et du harcèlement sexuel, passibles de lourdes sanctions pénales (amendes pouvant aller jusqu’à 48.000 € et peines de prison jusqu’à 3 ans) ainsi que de sanctions internes pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave.
Toujours d’après la DH, la députée bruxelloise Sofia Bennani (Les Engagés), alertée par une source interne, dénonce une situation « totalement scandaleuse » et réclame des sanctions sévères et des mesures répressives urgentes, soulignant que les femmes sont déjà minoritaires dans ce milieu.
La STIB confirme au média avoir réagi immédiatement, lancé une enquête interne et convoqué plusieurs personnes, sans donner de détails. La DH souligne enfin que l’entreprise a déjà mis en place des actions de sensibilisation contre le harcèlement et prépare une nouvelle formation, notamment sur les comportements via les réseaux sociaux.
Belga