Défi propose une majorité bruxelloise sans PS ni N-VA, “qui permettrait de résoudre la crise”
La piste permettrait de lever plusieurs véto, mais a aussi quelques faiblesses.
Un gouvernement sans le PS côté francophone, et sans la N-VA côté néerlandophone. C’est la piste avancée aujourd’hui par Défi, en vue de sortir de la crise politique bruxelloise, indique ce mardi matin Jonathan de Patoul, chef de file Défi au parlement bruxellois, au micro de Bonjour Bruxelles. Malgré une défaite le soir du 9 juin 2024 – les amarantes ont aujourd’hui cinq députés – “nous ne sommes pas contre prendre des responsabilités à la Région, vu l’état de la situation“, indique-t-il. “Nous voulons être créatif et ce n’est pas acceptable que Bruxelles s’enfonce dans la crise“. Dans cette configuration, Défi et Ecolo monteraient en majorité aux côtés du MR, du côté francophone. Il reconnait que “c’est compliqué, c’est loin d’être idéal“, mais que c’est une proposition “qui a le mérite d’exister, qui n’a pas encore été testée et qui permettrait de résoudre la crise“.
Une proposition qui se heurterait à deux difficultés : la création d’un quatrièment poste au gouvernement pour les néerlandophones qui auraient quatre parti en majorité et le véto de l’Open-VLD de monter dans un gouvernement sans la N-VA. “Peut-être que le fait de ne plus avoir le PS en majorité francophone peut faire avancer certaines choses” du côté des libéraux flamands, analyse-t-il. “Parce que nous arrivons avec une volonté plus ferme d’assainir les finances bruxelloises et de faire des réformes pour simplifier Bruxelles (…) Le PS dit qu’il veut le faire mais concrètement, je ne sais pas s’ils en ont déjà discuté“.
Selon Jonathan de Patoul, il va falloir assainir les finances avec le moins de casse sociale possible, “il va falloir voir comment on va étaler cela parce que ce n’est pas en cinq ans que nous allons tout résoudre, cela se fera sur dix ans ou peut-être même plus“.
T.D.