À Bruxelles, une nouvelle vague de régularisation vise 5.000 Airbnb
Bruxelles Fiscalité s’apprête à lancer une nouvelle campagne de régularisation massive des hébergements de type Airbnb. Environ 5.000 dossiers sont visés pour les années 2023 à 2025 avec, à la clé, plusieurs millions d’euros de recettes pour la Région bruxelloise, annonce mardi le journal L’Echo.
Après les vacances de Noël, Bruxelles Fiscalité lancera une nouvelle campagne de régularisation forcée des hébergements de type Airbnb dans la capitale. Selon L’Echo, cette nouvelle campagne sera bien plus importante que la première vague initiée l’été dernier, lors de laquelle des centaines de particuliers avaient été surpris par des amendes se comptant en plusieurs milliers d’euros.
Armée des données transmises par Airbnb à la suite d’un arrêt rendu par la Cour européenne de justice (CJUE) en 2022, l’administration régionale avait commencé par effectuer un rattrapage ciblant les exploitants actifs en 2022. Bilan: environ 1.800 bien immobiliers ont été régularisés pour un montant total de 2,8 millions d’euros.
La prochaine vague portera sur les années 2023, 2024 et 2025. L’administration bruxelloise table sur 5.000 dossiers avec des montants théoriques de près de sept millions d’euros pour les amendes, auxquels s’ajoutent six millions d’euros pour la taxation des nuitées.
Airbnb plaide pour des règles “équilibrées”
Airbnb plaide pour des “règles de bon sens” permettant aux hôtes bruxellois de louer occasionnellement leur logement de manière “légale et simple”, a réagi mardi la plateforme après l’annonce d’une nouvelle campagne de régularisation massive visant 5.000 hébergements à Bruxelles.
“Les réglementations locales applicables aux hôtes à Bruxelles sont complexes et reposent sur des règles datant de 2014. Depuis, peu de progrès ont été faits pour améliorer et simplifier ce cadre réglementaire”, déplore Airbnb.
La plateforme assure “continuer d’informer les hôtes bruxellois de la nécessité de respecter toutes les réglementations applicables lorsqu’ils publient une annonce”, notamment via des ressources disponibles dans son Centre d’aide et des communications régulières.
“La situation actuelle ne fait que souligner le besoin de réglementations claires et équilibrées sur les locations de courte durée”, poursuit Airbnb, qui se dit “très ouvert au dialogue avec les responsables locaux afin de contribuer à l’élaboration de règles qui fonctionnent pour les hôtes, les voyageurs et la communauté locale”.
Belga