Réaménagement du Sablon: un projet qui met du temps à aboutir?
Le Sablon à Bruxelles s’apprête à évoluer : aujourd’hui dominée par le stationnement, la place pourrait devenir plus verte et plus conviviale, avec davantage d’espace pour les piétons. Un projet encore en discussion, notamment critiqué pour la réduction de la place de la voiture, dont les travaux ne sont pas prévus avant 2030.
Le Sablon est connu pour son élégance, ses antiquaires et sa célèbre église Notre-Dame du Sablon. C’est un quartier très fréquenté… Mais le sablon c’est aussi une place très prisée pour son énorme espace de stationnement. C’est pour ça qu’elle attire une clientèle bien spécifique.
L’objectif avancé du réaménagement est de redonner la priorité aux piétons et de transformer le Sablon en un espace plus agréable, plus vert et plus convivial. Au programme: une pièce d’art au milieu de la place, plus de verdure… Mais il y a aussi des mesures qui suscitent moins d’enthousiasme. L’une des mesures qui cristallise le plus les tensions concerne la réduction de la circulation automobile avec notamment la volonté de retirer les voitures du parking central. Les places le long des trottoirs devraient être conservées.
Pour l’instant, rien n’est figé dans le marbre, il n’y a pas encore de projet définitif. Les travaux ne sont pas prévus avant 2030. Un délai, que regrette Patrick Mestdagh, antiquaire au Sablon: “C’est dommage. 2030 c’est le bicentenaire. Je trouverai dommage de passer à côté de ça. On a un alignement au niveau des commerçants. Ce serait dommage d’avoir un dossier qui traine comme celui de la Rue Lebeau. Essayons de ne pas perdre trop de temps.”
Dès lors comment expliquer ces délais? Anaïs Maes, échevine en charge de l’Urbanisme et de l’Espace public (PS) met en avant des travaux colossaux: “Quand on attaque un projet de réaménagement d’une place comme ça, il faut rallier tous les acteurs, les consulter et chercher des architectes avec une grande vision, ça prend du temps. J’espère pouvoir avancer très rapidement et je sens qu’il y a un momentum qui n’était pas nécessairement là dans les années précédentes.”