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Grève sur le rail : il faut que les grèves s’arrêtent, disent en chœur les patrons de la SNCB et d’Infrabel

Les patrons de la SNCB et d’Infrabel sont montés au créneau, de concert, jeudi matin dans les médias afin de dénoncer les grèves à répétition qui paralysent le rail.

La Belgique connait en effet son 30e jour de grève en l’espace d’un an. Ils appellent dès lors les syndicats à s’asseoir autour de la table pour négocier un grand pacte social et travailler sur l’attractivité du métier de cheminots. “Pour ce qui me concerne, les limites du raisonnable ont été franchies“, dénonce ainsi Sophie Dutordoir dans L’Echo, face à des grèves “politiques“. “Par rapport, d’abord, à nos 900.000 voyageurs par jour, qui comptent sur nous pour se rendre au travail, à un examen ou à un rendez-vous médical. Mais aussi par rapport aux nombreux collaborateurs qui doivent chaque jour construire les plans de tr ansport alternatif, par rapport à l’État, avec lequel nous avons conclu un contrat de service public, et par rapport à l’entreprise, qui a vendu deux millions de tickets en moins en 2025 à cause des grèves, et dont la situation financière souffre.

Benoît Gilson a estimé, sur RTBF La Première, que “maintenant, il faut que ça s’arrête“. “On a déjà dépassé la limite depuis un certain temps, avec plus de 30 jours de grève (31 en comptant la journée de demain/vendredi, NDLR) en l’espace de douze mois. C’est un mouvement d’une ampleur tout à fait inédite et excessives. Ces grèves ont démarré alors même qu’il n’y avait pas encore de textes de loi et que la concertation sociale n’a pas débuté”, dénoncent les deux patrons du rail belge.

Selon Benoît Gilson, Infrabel et la SNCB ont reçu un nouveau préavis de grève de trois jours pour la semaine prochaine. Il a cependant été refusé car il ne répondait pas aux conditions. Il faut en effet une concertation préalable et l’activation de la procédure de sonnette d’alarme, ce qui n’a pas été fait.

Les deux CEO insistent sur les bienfaits de la fin progressive du régime des statutaires sur le rail, au profit des contractuels. “Un régime qui est plus flexible, plus agile, et moins coûteux. Pouvoir nous adapter à cette nouvelle donne est donc indispensable”, insiste Sophie Dutordoir. Avec son homologue d’Infrabel, elle “invite maintenant les syndicats à conclure un grand pacte social. Il faut se retrouver autour de cette table, se resserrer les coudes, comme on a pu le faire pendant le covid ou pour la conclusion du contrat de service public, pour négocier des conventions collectives qui sécurisent un emploi durable, des carrières durables, avec de bonnes conditions d’emploi, et un focus sur le bien-être des gens. C’est cela qui doit être fait maintenant.”

Belga

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