De Smedt attaque Ben Hamou pour les coupes dans les projets de cohésion sociale à Bruxelles
Le ministre bruxellois du Budget, Dirk De Smedt (Anders), ne cache pas son mécontentement face à la décision de la secrétaire d’État au Logement, Nawal Ben Hamou, de supprimer 40 % des moyens alloués aux 31 projets de cohésion sociale à Bruxelles. “Ce n’est pas une politique budgétaire. C’est une mauvaise gestion”, a-t-il fustigé sur X.
Le quotidien De Standaard rapporte ce lundi que 31 projets de cohésion sociale dans les cités de logements bruxelloises ont appris, à la mi-janvier, qu’ils allaient perdre près de 40 % de leurs financements. Trente des soixante-dix travailleurs risquent de perdre leur emploi. “Nous revenons désormais à une seule personne par quartier. Par expérience, nous savons que c’est mission impossible”, explique dans le journal Julien Claessens, de la Fapacs, la fédération des ASBL qui gère les projets de cohésion sociale.
Tant la Société régionale bruxelloise du Logement que le gouvernement bruxellois traversent une situation financière difficile. La secrétaire d’État Ben Hamou affirme “faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les projets de cohésion sociale”. Elle déposera une note au sein du gouvernement la semaine prochaine. Jeudi, la responsable politique du PS a annoncé qu’elle quitterait le gouvernement bruxellois pour devenir échevine du Logement de la Ville de Bruxelles.
Dirk De Smedt, devenu lui-même ministre après la démission pour raisons de santé d’un membre de son parti, ne décolère pas face à cette mesure. “On fait des économies en s’attaquant aux inefficacités, pas en coupant dans la prévention de la criminalité”, estime le ministre d’Anders. Selon lui, une réduction de 40 % du travail de proximité entraînera davantage de coûts pour la police, la justice et les victimes. “Ce n’est pas une politique budgétaire. C’est une mauvaise gestion”, écrit-il sur X.
Belga