Une enquête de l’ONE révèle un mal-être des jeunes en hausse et un désir de parentalité en baisse
L’Office de la naissance et de l’enfance (ONE) a présenté ce mercredi les résultats de la consultation publique “Parlons Enfance” menée par l’organisme du 1er octobre au 3 novembre 2025 en Wallonie et à Bruxelles et à laquelle 10 .155 personnes (dont 86% de femmes) ont participé, dont 700 adolescents.
Premier constat : un cinquième des jeunes âgés de 13 à 18 ans dit aller mal, voire très mal. À l’origine de ce mal être : l’école et, dans une moindre mesure, les problème familiaux.
Au total, un quart des jeunes disent rencontrer des problème liés à l’école. Ces problèmes se divisent en quatre sous point principaux :
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la pression de la performance,
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l’épuisement et les rythmes inadaptés,
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le harcèlement, la violence et le climat social,
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la perte de sens et un cadre inadapté.
Des difficultés aussi pour les parents
En ce qui concerne les parents, un sur dix dit ne pas aller bien, voir même, pas bien du tout. Ils ont peur pour l’avenir, trouvent qu’ils manquent de temps libre ou sont tout simplement dépassés et extrêmement fatigués. Globalement, la plus grande difficulté, rencontrée par la moitié des parents, est d’arriver à trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Ils sont nombreux à relever un manque de temps disponible, à pointer les rythme effrénés, mais également la pression de la performance parentale, accentuée par les réseaux sociaux ou beaucoup montrent une version très lissée de la parentalité.
Baisse du désir de natalité
Le rapport pointe enfin une réelle diminution du désir de parentalité chez les jeunes. Un adolescent sur cinq interrogés ne pensent pas avoir d’enfant plus tard. Parmi les raisons invoquées, la peur d’avoir un enfant dans le monde actuel et la crainte de la charge mentale que représente la parentalité.
Les répondants attendent des décideurs et décideuses politiques des actions concrètes, en priorité en matière de développement, d’accessibilité et de qualité des structures d’accueil et de l’école. Ils réclament également une réforme du congé parental, un soutien renforcé aux professionnels de l’enfance et, de manière générale, un meilleur accompagnement des familles.
■ Les explications de Charlotte Verbruggen dans le 18h