Le fédéral ne dispose pas de données sur le nombre d’exclus qui s’adressent aux CPAS
Le gouvernement fédéral ne dispose pas de données sur le nombre de personnes exclues du chômage qui s’adressent aux CPAS, a indiqué la ministre de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt mercredi en commission des Affaires sociales de la Chambre.
Un monitoring va s’établir sur base des formulaires envoyés par les Centres Publics d’Action Sociale lorsqu’un revenu d’intégration (RIS) sera accordé. Il est donc encore trop tôt pour fournir des données précises, a-t-elle estimé. La ministre a toutefois admis que la charge de travail était trop élevée dans les CPAS. Un groupe de travail a été créé, en collaboration avec les cabinets des ministres des Affaires sociales Frank Vandenbroucke et de l’Emploi David Clarinval afin de limiter l’impact de la réforme du chômage pour les travailleurs des CPAS. La ministre a parlé de possibilités de simplification administrative. “Et si le CPAS paye une avance, il recevra un remboursement majoré“, a-t-elle rappelé.
Mme Van Bossuyt a par ailleurs confirmé que le montant total de 26 millions d’euros promis en 2025 serait versé d’ici la fin du mois de janvier. Un budget de 300 millions d’euros a été prévu pour les prochaines années. Ces annonces n’ont pas convaincu l’opposition. “Fin du mois, ça ne veut rien dire !“, s’est exclamée Nadia Moscufo (PTB). “C’est très tard, trop tard“, a observé Sarah Schlitz (Ecolo-Groen).
Denis Ducarme (MR) a pris la défense de la ministre : “je suis fatigué d’entendre systématiquement qu’on aurait pris aucune mesure financière”, a-t-il déclaré, rappelant les montants et les mécanismes de compensation votés.
Quant à la charge de travail, “1.000 personnes qui arrivent (au CPAS de Charleroi), c’est 1.000 dossiers à traiter pour les agents“, quelle que soit la réponse, a observé Marie Meunier (PS). “Les agents croulent sous le travail !” Jeroen Van Lysetettens (Ecolo-Groen) a proposé une audition des coupoles des CPAS afin de procéder à cette évaluation.
Dans la majorité, Nahima Lanjri (CD&V) a aussi jugé que les estimations initiales du gouvernement n’étaient pas bonnes. L’exécutif tablait sur un tiers de personnes exclues du chômage qui allaient s’adresser aux CPAS. Selon plusieurs retours de terrain, la proportion est supérieure.
Belga