RDC: le Dr Mukwege salue les efforts accomplis, mais en réclame davantage

Le gynécologue congolais Denis Mukwege a salué dimanche les progrès réalisés dans la lutte en faveur de l’élimination des violences sexuelles en période de conflit, à l’occasion d’une journée internationale dédiée depuis l’an dernier à cette cause dans laquelle il s’est investi. « Des progrès ont été accomplis: une prise de conscience grandissante gagne l’opinion publique mondiale et le Conseil de sécurité (de l’ONU) a adopté plusieurs résolutions importantes dans la foulée de la résolution 1325 » en 2000, a-t-il indiqué dans un communiqué adressé à l’agence Belga.
« Après un trop long silence et une culture de déni de la réalité, la question retient à présent l’attention et de plus en plus de survivantes sont informées de leurs droits à la justice mais aussi à l’accès à la santé », a ajouté le Dr Mukwege, fondateur en 1999 de l’hôpital de Panzi à Bukavu, le chef-lieu de la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo).
Cet hôpital a accueilli quelque 45.000 femmes et fillettes victimes de viols accompagnés de violences sauvages – un phénomène qui se répand en RDC, même hors des zones de conflit.
« L’adoption de cette journée internationale (pour l’élimination des violences sexuelles en période de conflit, le 19 juin) envoie un signal fort: la communauté internationale a ouvert les yeux et interpelle chacun de nous à briser l’indifférence, à se mobiliser ensemble, hommes et femmes, contre ce crime odieux. Chacun de nous doit se révolter face à l’inacceptable, et chacun de nous a vocation à contribuer au changement des mentalités pour mettre fin à ce crime souvent présenté comme le plus vieux de l’histoire de l’humanité, mais qui est toujours resté impuni », souligne le médecin congolais.

Partager l'article

19 juin 2016 - 13h35