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Coronavirus : les premières vaccinations ont eu lieu ce lundi

Les premières vaccinations contre le covid-19 auront lieu lundi à 11h00 dans trois maisons de repos du pays, une dans chaque Région.

Les ministres régionaux Christie Morreale, Alain Maron et Wouter Beke assisteront à l’administration des premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech.

La première Bruxelloise à être vaccinée

Josepha Lambotte, âgée de 102 ans, Jos Hermans, 96 ans, et ainsi qu’une ou un Bruxellois seront les premiers Belges à recevoir la première dose du vaccin lundi.

Le premier vaccin administré en Région bruxelloise dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus a été inocculé à Lucie Danjou qui, à l’âge de 101 ans, est la plus ancienne résidente de la maison de repos de Notre-Dame de Stockel, dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre.

Après la centenaire, quatre autres résidents ont également reçu le vaccin de Pfizer/BioNTech et 62 autres devraient encore être vaccinés ce lundi. En outre, trois membres du personnel recevront également l’injection

Les 11.500 personnes séjournant actuellement dans les 137 maisons de repos bruxelloises devraient être vaccinées en trois semaines à partir du 5 janvier, espère la Région lundi, à l’occasion de la première injection du vaccin sur son territoire pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Le 5 janvier ou le début de la campagne de vaccination

Les vaccins, produits par Pfizer à Puurs, ont été livrés samedi à l’UZ Leuven, où ils ont été décongelés le lendemain. Le transport depuis le hub vers les maisons de repos a lieu lundi matin.

Si tout se passe comme prévu, un deuxième “essai pilote” avec un nombre limité de vaccins sera réalisé mercredi dans la région autour de l’UZ Leuven.

Le début officiel de la campagne de vaccination est quant à lui prévu le 5 janvier. Le pays devrait recevoir 5 millions de doses du vaccin BioNTech-Pfizer, dans le cadre de l’achat anticipé négocié par la Commission européenne et qui porte au total sur 200 millions de doses, avec option pour 100 millions supplémentaires (la Commission a déjà dit qu’elle voulait activer cette option). La livraison se fera progressivement. Les ministres de la Santé avaient déjà indiqué s’attendre à avoir environ 600.000 doses en janvier, de quoi vacciner 300.000 personnes (il faut deux doses par personne, et celles-ci sont administrées à 21 jours d’écart)

Vandenbroucke va étudier une éventuelle adaptation du programme de vaccination

Le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) va soumettre à analyse médicale et juridique une éventuelle adaptation du programme belge de vaccination concernant le vaccin de Pfizer/BioNTech, a-t-il indiqué lundi sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Face à l’inquiétude générée par le dispersion du variant “britannique” du Sars-CoV-2, certains scientifiques estiment qu’il serait préférable d’administrer une seule dose du vaccin à un maximum de gens le plus rapidement possible, plutôt qu’en deux fois, comme prévu pour le moment.

Selon eux, le vaccin de Pfizer/BioNTech, dont la disponibilité sera encore assez limitée en ce début d’année en Belgique, offre une protection suffisante à court terme, ce qui permet de reporter la seconde injection à plus tard. Pareil choix permettrait donc d’inoculer deux fois plus de personnes à brève échéance, font-ils valoir.

Interrogé lundi matin sur cette éventualité, le ministre Vandenbroucke a précisé qu’il n’y avait à ce stade pas de consensus scientifique à ce sujet. “J’ai demandé à notre taskforce en charge de la stratégie de vaccination d’étudier cela d’un point de vue médical”, a-t-il commenté.

Il a également chargé l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) d’analyser d’un point de vue juridique une éventuelle adaptation de la stratégie de vaccination, et sa compatibilité avec le cadre réglementaire européen en matière d’homologation des vaccins. “Imaginez que les médecins disent qu’il serait bien d’adapter le programme de vaccination. Que devrons-nous alors faire vis-à-vis de l’Union européenne qui, en la matière, fait autorité“, a souligné M. Vandenbroucke.

À l’inverse de l’analyse médicale qui va devoir éplucher quantités de documents scientifiques, l’étude juridique pourrait, elle, aller assez vite, a encore estimé le ministre.

Belga

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28 décembre 2020 - 08h03
Modifié le 28 décembre 2020 - 17h57