Schaerbeek : onze membres présumés d’un réseau nigérian de prostitution devant la justice

Onze membres présumés d’un réseau nigérian de trafic des êtres humains et de prostitution, actif dans le quartier rouge à Schaerbeek, comparaîtront jeudi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Le parquet devrait requérir une confiscation des biens d’une proxénète nigériane, suspectée d’être à la tête de cette organisation, à hauteur de 2,5 millions d’euros.

Le réseau a été démantelé en mai dernier lors de plusieurs descentes effectuées par des enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, dans des dizaines d’endroits à Schaerbeek et ailleurs en Belgique. Selon la police fédérale, la proxénète nigériane recrutait par ses propres moyens des jeunes filles du Nigeria et les faisait venir clandestinement à Bruxelles.

Elle trouvait ses victimes dans la région de Benin City et leur faisait miroiter un brillant avenir, une technique souvent utilisée dans le milieu de la prostitution nigériane. Après avoir été soumises à une cérémonie vaudou lors de laquelle elles juraient obéissance à la proxénète, les filles étaient généralement transportées en groupe vers la côte libyenne par des trafiquants nigérians.

Une fois arrivées en Europe, elles étaient presque immédiatement introduites dans le quartier de la prostitution et forcées de se prostituer pour rembourser une soi-disant “dette” de 45.000 euros. Si elles désobéissaient ou tentaient de fuir, les familles des victimes restées au Nigeria étaient menacées, extorquées, battues, kidnappées ou même tuées. L’audience de jeudi ne devrait être qu’une introduction. Les plaidoiries se dérouleront probablement à une date ultérieure.

Avec Belga – Photo : illustration Belga

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14 février 2018 - 12h15