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Urine, excréments…: les alentours de la gare du Midi transformés en toilettes publiques

Tous les matins, les travailleurs du Tri Postal – une occupation temporaire située près de la gare du Midi – ont le même rituel: passer un coup de karcher pour nettoyer la devanture.

En cause: les odeurs nauséabondes d’urine et d’excréments qui se trouvent sur le trottoir, devant l’entrée du bâtiment et aux alentours de la gare du Midi, relatent nos confrères de Bruzz.

Nous avons beaucoup d’acteurs différents qui viennent chaque jour utiliser le lieu. Donc je nettoie tous les jours afin que cela soit plus agréable pour eux, et que ça ne sente pas l’odeur d’urine et de caca…“, nous explique Jean-Eudes Mace, régisseur.

Ces incivilités sont commises par des personnes au profil divers, parfois même devant les travailleurs du Tri Postal. “J’ai déjà surpris des gens en train de faire leur besoin. Du coup, j’essaie de les sensibiliser au fait que ce n’est pas possible de faire ça dans la rue ou sur les bâtiments dans lesquels les gens travaillent. Après, à leur décharge, qu’est ce qui leur est offert comme solution?” se demande Guillaume Kabula, coordinateur.

Et bien, pas grand chose. “Il n’y a pas de toilette publique gratuites dans la gare (seuls quelques urinoirs insalubres pour les hommes sont disponibles à l’extérieur). Les toilettes payantes ne sont, elles, pas très visibles“, remarque Maxime Zaït, cofondateur de l’ASBL Communa qui gère le projet du Tri Postal.

Mais qui doit gérer la situation? La Région bruxelloise? La commune de Saint-Gilles? La SNCB? “Toutes les parties se renvoient la balle…“, déplore Maxime Zaït, qui espère toutefois que leur message sera entendu.

A lire: Les anciens locaux du Tri postal s’ouvrent temporairement à des activités artistiques et sociales

Reportage de Camille Tang Quynh, Paolo Coen avec Stéphanie Mira

 

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16 octobre 2020 - 05h07
Modifié le 16 octobre 2020 - 09h23