Manifestation climat : les universités rejoignent le mouvement

6° marche pour le Climat ce jeudi 14 février, elle a rassemblée 11.000 personnes, d’après la police. Les écoliers ont été largement suivis par des étudiants de supérieur. Notamment une délégation de l’ULB soutenue par le recteur.

Marche pour le climat acte 6. Six semaines déjà que les jeunes descendent dans les rues bruxelloises dans l’espoir de faire évoluer les politiques climatiques. Ce jeudi 14 février, les étudiants universitaires rejoignent le mouvement d’indignation. Étudiants, personnels, chercheurs et académiques se sont rassemblés au campus du Solbosch avant de rejoindre les manifestants.

Un appel des corps scientifiques universitaires

Les corps scientifiques de l’UCL et de l’ULB ont appelé mardi l’ensemble des universités à “rejoindre le mouvement climatique” et s’engager dans “la transition écologique”. En Fédération Wallonie-Bruxelles, si les établissements universitaires sont tous dotés d’un organe en charge du développement durable, les préoccupations environnementales n’ont pas toujours été des priorités, notamment pour des raisons budgétaires.

Forts d’une communauté de 3.500 chercheurs, les corps scientifiques de l’UCL et de l’ULB appellent toutes les universités à s’engager dans la transition et le développement durable afin d’être “des exemples” en la matière. Concrètement, “cela signifie devenir des institutions zéro déchet, intégrer des critères sociaux et environnementaux dans les appels d’offre, désinvestir leur épargne de fonds finançant les énergies fossiles. Cela veut dire également financer davantage de recherche sur la transition écologique et sociale, et enseigner plus largement les dernières connaissances scientifiques à ce sujet dans tous les cursus”, détaillent les chercheurs des deux plus grosses universités de Fédération Wallonie-Bruxelles.

Si l’UCL s’est dotée d’un conseil en développement durable en 2016, les autorités de l’ULB ont annoncé qu’elles proposeraient un “Plan d’action Climat 2030” au conseil d’administration avant l’été afin de réduire l’incidence de l’établissement sur l’environnement. De plus petite taille, l’université Saint-Louis “s’inscrit dans la même lignée”, affirme son recteur, Pierre Jadoul. “Le développement durable est un point d’attention qui s’est renforcé ces dernières années, mais l’université n’a pas toujours eu ce souci”, explique-t-il. “Il y a un an et demi, nous avons créé un conseil de développement durable que nous allons renforcer. Nous avons également décidé lundi d’une série de mesures à mettre en œuvre”, ajoute-t-il, sans détailler leur contenu dont il réserve la primeur à la communauté académique. (avec Belga/crédit:Marie-Noëlle Dinant)

Reportage Bernard Denuit et Arnaud Dedier

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14 février 2019 - 07h20