Une zone 30 généralisée à Bruxelles, bonne ou mauvaise idée? Rencontre avec les acteurs de la sécurité routière

Le futur gouvernement bruxellois planche actuellement sur une mesure phare : faire de Bruxelles un exemple en généralisant la zone 30. Si la majorité des acteurs de la sécurité routière est en faveur de cette mesure, les modalités pratiques posent question.

Les études montrent que dans les villes où la zone 30 a été instaurée, le nombre d’accidents a baissé de 25 à 40%. Les piétons et les cyclistes sont donc plus protégés. Un piéton heurté par un véhicule qui roule à 30 km/h a trois fois plus de chances de survie qu’en étant heurté à 50 km/h“, détaille Benoît Godart, le porte-parole de l’institut Vias.

Pour Katia Xenophontos, du collectif Bruxsel’air, généraliser la vitesse à 30 km/h aura un effet bénéfique pour l’environnement : “Instaurer une zone 30 va avoir pour effet positif de réduire les phases d’accélération et de décélération des véhicules, qui sont une source de pollution. Cela va donc réduire la consommation de carburant, la pollution indirecte causée par les freins des voitures ainsi que la pollution sonore”, explique-t-elle.

L’objectif de cette zone 30 généralisée est également de réduire la place de la voiture en ville. Cette nouvelle mesurer devrait entrer en vigueur d’ici le 1er janvier 2021.

■ Reportage de Cyprien Houdmont et Jennifer Fuks 

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15 juillet 2019 - 17h36