Réforme des pensions: Laanan et Flahaut contestent la méthode du gouvernement fédéral sur la pénibilité

La ministre-présidente du gouvernement francophone bruxellois, Fadila Laanan (PS), et le ministre de la Fonction publique en Fédération Wallonie-Bruxelles, André Flahaut (PS), contestent la méthode du gouvernement fédéral concernant la réforme de la pénibilité du travail.

Alors qu’un comité de concertation entre le fédéral et les organisations syndicales se tient ce mercredi, les socialistes francophones reprochent à l’exécutif d’avoir défini une enveloppe budgétaire fermée à affecter aux fonctions pénibles.

Partant, toutes les décisions relatives à la pénibilité devront s’inscrire dans le cadre budgétaire préalablement établi. C’est ici prendre le problème à l’envers“, estiment-ils. D’après eux, il conviendrait plutôt, en premier lieu, de définir des critères objectifs de pénibilité et les conditions qui sont applicables aux fonctions qui réunissent un ou plusieurs de ces critères avant de chiffrer le coût de ces mesures.

L’existence d’une enveloppe fermée risque de nourrir une concurrence entre les demandes“, ajoutent Mme Laanan et M. Flahaut. Ces derniers s’inquiètent également de voir certaines professions relevant des compétences des entités fédérées disparaître du champ des professions reconnues comme pénibles.

La volonté du gouvernement fédéral de ne pas considérer pareillement la charge émotionnelle et les trois autres critères de pénibilité (les contraintes physiques, l’organisation du travail, le risque de sécurité; ndlr) constitue par ailleurs une “décision politique discriminatoire“, selon les socialistes.

D’après eux, elle risque notamment “d’impacter la reconnaissance de métiers majoritairement féminins“. “Au reste, ce débat sur la pénibilité s’inscrit dans un contexte général de réforme des pensions qui constitue un véritable retour en arrière en matière d’acquis sociaux“, déplorent-ils.

Belga

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23 mai 2018 - 09h27
Modifié le 23 mai 2018 - 09h32