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Projet de taxation kilométrique intelligente: “Aucune excuse pour un tabou flamand sur la question”

Le gouvernement flamand a fortement critiqué le projet bruxellois de taxation kilométrique intelligente. Professeur de mobilité aux universités de Gand et d’Anvers, Dirk Lauwers taxe cette réaction de “populiste” dans un article de Bruzz.

Ce système de péage, appelé “SmartMove”, devrait varier selon le moment de l’entrée dans la capitale et la puissance du véhicule. Celui qui conduit une voiture très polluante aux heures de pointe sera donc celui qui paiera le plus. Depuis la Flandre, cette nouvelle mesure fait l’objet de nombreuses critiques, tant de la part des milieux politiques que du monde des affaires.

Dirk Lauwers voit de nombreux avantages à ce système: “D’autres grandes villes comme Londres, Stockholm et Milan, qui ont subi une mesure similaire, ont vu la présence des voitures chuter de 20 à 25 %”, explique M. Lauwers. Cela signifie moins d’embouteillages, mais aussi plus d’espace pour les cyclistes et les piétons. Et une meilleure qualité de l’air.  

Il estime que le gouvernement flamand ferait mieux de balayer devant sa porte avant de critiquer. Il n’y a pratiquement pas eu d’investissement dans les transports publics au cours des quinze dernières années, dit-il. Le péage urbain de Bruxelles doit donc être un signal d’alarme. “Il n’y a aucune excuse au statut tabou accordé à la tarification routière pour les voitures particulières”, conclut M. Lauwers. “Un populisme plat, c’est la seule chose qui peut expliquer l’attitude actuelle du gouvernement flamand”.

Daphné Fanon – Photo: Belga/Nicolas Maeterlinck 

 

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16 octobre 2020 - 17h42
Modifié le 16 octobre 2020 - 17h42