Perturbateurs endocriniens : le Sénat appelle à une politique ambitieuse

Protéger les femmes enceintes et les enfants des risques des perturbateurs endocriniens, en limiter autant que possible l’usage, créer un “Institut du futur” qui coordonne la collaboration entre les différents niveaux de pouvoir, telles sont quelques-unes des 72 recommandations formulées par six sénateurs, majorité et opposition confondues, et présentées vendredi.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui peuvent mimer l’action des hormones naturelles ou interférer avec leur fonctionnement. Ils sont présents dans de nombreux objets du quotidien, jouets, produits cosmétiques, emballages, tickets de caisse, et la question de leur nocivité est de plus en plus souvent posée. Les six sénateurs rapporteurs se sont basés sur des études comparatives et sur de nombreuses auditions d’experts pour formuler 72 recommandations.

Les sénateurs recommandent notamment d’améliorer la sensibilisation du grand public à ces substances, en se concentrant particulièrement sur les publics à risque (femmes enceintes, jeunes enfants et adolescents). Ils demandent aussi que l’utilisation de perturbateurs endocriniens soit interdite dans les produits où ils ne sont pas strictement nécessaires, et veulent que la Belgique joue un rôle de pionnière au niveau européen dans la réduction de ces substances.

Il faudrait aussi, estiment-ils, collecter et analyser des données scientifiques provenant d’études indépendantes concernant les perturbateurs endocriniens et leurs risques pour la santé. Enfin, les sénateurs plaident pour la création d’un Institut du futur – prévu d’ailleurs dans l’accord de gouvernement – qui serait chargé de faciliter la collaboration sur le sujet entre les différents niveaux de pouvoir et d’élaborer un plan d’action national commun sur les perturbateurs endocriniens.

Belga