Les patrons bruxellois fustigent la mobilité dans et autour de la capitale : “C’est du jamais vu !”

Les chefs d’entreprises bruxellois n’ont jamais été aussi insatisfaits de la mobilité dans et autour de la capitale, ressort­-il du dernier sondage de la Chambre de commerce de Bruxelles (Beci), rapporté par La Libre Belgique et La Dernière Heure vendredi.

Pas moins de 87% des patrons bruxellois ayant répondu au sondage en ligne (500 réponses entre le 23 novembre et le 4 décembre 2017) estiment que la mobilité dans et autour de Bruxelles a empiré (contre 76,6 % en juillet dernier). Un tout petit pourcent trouve que la situation s’est améliorée, 10 % n’y voient aucun changement. En outre, 68 % trouvent que la politique de mobilité menée par le gouvernement bruxellois n’est “pas du tout satisfaisante” (contre 57,3 % lors du dernier sondage).

“Cela fait quatre sondages successifs que les problèmes de mobilité constituent la première préoccupation des entreprises bruxelloises”, commente Ischa Lambrechts, conseiller Mobilité pour Beci. “À chaque fois, le degré d’insatisfaction grimpait d’un ou deux pourcents. Lors de ce dernier sondage, le degré d’insatisfaction a augmenté de 10 %. C’est du jamais vu ! Pour les entreprises bruxelloises, il s’agit là d’un thème ultra­prioritaire”.

44 minutes de plus par jour

Selon le Beci, la Région de Bruxelles-Capitale connaît de plus en plus d’embouteillages avec un allongement quotidien de 44 minutes par rapport à une situation fluide. La Chambre de commerce propose notamment de lutter contre “l’autosolisme”, soit le fait qu’une seule personne se trouve dans une voiture. “Si l’on veut que les employés prennent les transports publics pour venir à Bruxelles, il faut des parkings de dissuasion, il faut que des connexions entre les différents modes de transport soient efficientes. Or, ce n’est pas le cas”, estime Ischa Lambrechts.

Avec Belga – Photo : BX1