Les normes de bruit plus sévères dans les lieux festifs à Bruxelles à partir du 21 février

Les normes acoustiques à respecter en matière de bruit émis lors d’événements notamment musicaux se durciront à partir du 21 février prochain. La nouvelle législation autorisera  un niveau maximum du son amplifié fixé à 85 décibels (dB). Deux exceptions sont prévues, permettant des volumes de 95 dB et de 100dB, soit le maximum autorisé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), indique dans un communiqué lundi la ministre bruxelloise de l’Environnement et de la Qualité de vie, Céline Fremault.

Un enjeu de santé publique

La mise en place de nouvelles normes de bruit s’est imposée pour le gouvernement bruxellois comme un véritable enjeu de santé publique. Selon la ministre Fremault, près de 90% des jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans ont en effet éprouvé au moins une fois un acouphène passager après une exposition sonore intempestive. Ils sont par ailleurs 15% à présenter un acouphène permanent, signe de lésions irréversibles.

Le bruit est une des nuisances majeures pour les Bruxellois dans leur vie quotidienne ou dans leur environnement proche. En matière de santé, c’est leur deuxième préoccupation, après la qualité de l’air. Il est grand temps de sensibiliser la population aux risques encourus pour favoriser à l’avenir une pratique raisonnée de la musique. Parallèlement, il s’agit aussi de conscientiser les professionnels du secteur à une production sonore responsable“, commente Mme Fremault.

Un niveau sonore inférieur à 100 dB

Le nouvel arrêté du gouvernement bruxellois prévoit que plus le volume est élevé, plus les conditions pour protéger le public doivent être strictes. Dans tous les cas, le niveau sonore moyen doit rester impérativement inférieur à 100 dB, seuil au-delà duquel les risques de perte d’audition sont réels.

Tous les acteurs qui gravitent autour de la diffusion sonore sont concernés par le nouveau dispositif: le public, les exploitants de salle (petites ou grandes), le secteur horeca, les loueurs de salle, les services administratifs délivrant des permis d’environnement, sans oublier les agents en charge de contrôler la législation sonore bruxelloise.

Concrètement, en cas de volume atteignant plus de 95dB, des protections auditives et des zones de repos auditif ne dépassant pas 85dB doivent être proposées. Au-delà de 85dB, un affichage (pictogrammes Happy Ears) du niveau sonore en temps réel doit rendre le public plus conscient et responsable de son exposition au bruit.

Un historique des enregistrements sonores

Les exploitants devront par ailleurs enregistrer les niveaux sonores les plus élevés et conserver l’historique de ces enregistrements afin de pouvoir gérer des litiges éventuels. Les établissements diffusant de la musique après minuit devront pour leur part obtenir auprès de leur administration communale un permis d’environnement de classe 3, ce qui permettra d’établir une carte (géographique et volumétrique) des établissements diffusant du son amplifié.

Plus de contrôles

Des contrôles seront organisés pour garantir le respect de cette nouvelle législation, prévient la ministre. De son côté, le public pourra dorénavant s’informer au préalable en consultant simplement les tickets et affiches d’un évènement où seront indiqués les niveaux sonores moyens pratiqués. Une campagne de communication, intitulée “Happy Ears – Bruxelles veille à vos oreilles !”, est actuellement déclinée sur différents supports afin de sensibiliser la population et les professionnels concernés par le son amplifié.

Belga.

Partager l'article

05 février 2018 - 13h53
Modifié le 05 février 2018 - 13h53