Mardi des blouses blanches : les syndicats évalueront la situation en août avant d’éventuelles actions en septembre

Les syndicats du non-marchand évalueront la situation en août, en front commun, avant d’éventuellement entamer de nouvelles actions en septembre si aucune avancée n’est trouvée avec les fédérations d’employeurs. Hôpitaux, maisons de repos, soignants à domicile… ont mené des actions tout au long du mois de juin afin de dénoncer les conditions de travail dans le secteur des soins de santé en Wallonie et à Bruxelles.

La CNE, à l’initiative des mardis des blouses blanches, organisait ce 25 juin la 4e journée de mobilisation du personnel hospitalier. Le syndicat a lancé un “appel du 25 juin” et demande aux travailleurs de remplir un formulaire de revendications. Celles-ci formeront un carnet de doléances que les syndicats vont transmettre aux fédérations patronales et aux futurs gouvernements.

Une lettre ouverte a été envoyée aux différents formateurs de gouvernement afin de veiller à tenir compte des attentes du secteur non-marchand”, a expliqué Yves Hellendorff, secrétaire national CNE pour le non-marchand. “Il s’agit d’une forme de mise en demeure de refinancement des soins de santé.

La participation au mouvement était encore bien suivie mardi, selon M. Hellendorff. Une partie du personnel du Centre hospitalier chrétien (CHC) a ainsi organisé une chaîne humaine devant les cuisines centrales du CHC, situées sur le zoning d’Alleur (Liège).

Il y a une demande pour poursuivre le mouvement cet été, mais nous préférons rassembler nos forces pour septembre et octobre”, avertit Yves Hellendorff.

Plusieurs réunions en commission paritaire sont prévues cet été. “Les employeurs ne peuvent pas simplement évoquer un sous-financement et pointer le gouvernement”, ajoute le secrétaire national. Le 25 octobre, cela fera deux ans que l’Accord social Non-Marchand a été conclu. Depuis, “quasi aucune convention d’exécution n’a été signée par les fédérations d’employeurs”, regrette la CNE.

Nous voyons encore les employeurs le 9 septembre. S’il n’y a toujours rien à ce moment-là, des grèves sont à craindre et je ne doute pas de la participation des travailleurs“, poursuit Yves Hellendorff.

Le secteur critique notamment le “raccourcissement de la durée de séjour et l’évolution technologique qui ont pour impact l’intensification du travail, la déshumanisation et une surcharge administrative, la destruction des solutions de fin de carrière, la recherche toujours plus grande de profit et la commercialisation de la santé”, la réduction des budgets, la réforme des hôpitaux et la pénurie de personnel infirmier.

La grogne touche le secteur hospitalier depuis le début du mois de juin. Le 3 juin, une grève de 24 heures avait été organisée dans les hôpitaux publics bruxellois du réseau Iris. Le lendemain, la CNE organisait son premier “mardi des blouses blanches” en Wallonie et à Bruxelles. Le 5 juin, c’était au tour du syndicat libéral de déposer un préavis de grève pour les hôpitaux privés bruxellois et enfin le Setca fermait la marche, le 6 juin, en déposant lui aussi un préavis de grève pour tous les hôpitaux de la zone Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Belga 

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25 juin 2019 - 13h14