L’impact de la grève sur la qualité de l’air est difficilement mesurable (Celine)

La grève nationale de mercredi a eu comme conséquence la fermeture de l’espace aérien belge, ainsi qu’une réduction de la circulation automobile en direction de la capitale et dans le centre de Bruxelles. C’est positif pour la qualité de l’air, mais difficilement mesurable, explique jeudi le directeur de la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine).

Les avions rejettent des polluants, mais ceux-ci ont un impact sur la qualité de l’air au sol uniquement au moment du décollage, et pas au-delà d’un périmètre de 7km autour des pistes, relève Frans Fierens, directeur administratif de Celine.

Les substances émises par les avions en vol sont dispersées en altitude. Frans Fierens précise toutefois qu’il y a de plus en plus d’indications que les particules ultrafines (UFP) émises par les avions – pour lesquelles il n’existe aucune norme officielle – “appartiennent à la catégorie la plus dangereuse des particules fines. Précisément parce qu’elles sont si petites qu’elles peuvent entrer profondément dans les poumons et pénétrer dans le sang. Des études sont en cours autour de l’aéroport de Schipol (Amsterdam) pour examiner si elles entraînent plus de problèmes de santé pour les habitants les plus exposés aux UFP du trafic aérien”.

Mais globalement donc, le trafic routier influence bien davantage la qualité de l’air que nous respirons. Cependant, isoler l’effet d’une légère réduction temporaire du nombre de voitures n’est pas simple, car la qualité de l’air dépend aussi des conditions météorologiques, de la topographie et des polluants rejetés par d’autres activités comme celles des entreprises.

Belga

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14 février 2019 - 12h53