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Les perturbations des collectes des déchets se prolongent à Bruxelles

Les collectes de déchets n’ont pas repris leur cours normal, contrairement à ce qui avait été annoncé, a indiqué vendredi après-midi Michel Piersoul, représentant syndical SLFP.

Un préavis de grève a été déposé en front commun par les trois syndicats en réaction aux pressions imposées aux balayeurs pour rattraper les tournées incomplètes, ajoute-t-il. La majorité des balayeurs du secteur de Molenbeek-Saint-Jean sont entrés en grève vendredi après-midi et le resteront samedi et dimanche.

Les travailleurs avaient débrayé mardi passé devant l’intention affichée par la direction générale d’adapter le “fini-fini”, un système selon lequel le personnel est libéré dès que les deux tiers des camions d’un secteur sont rentrés au dépôt. Il était question d’augmenter cette proportion à 90% dans le but d’augmenter la sécurité au travail. Pour protester contre cet allongement du temps de travail, les travailleurs de Bruxelles Propreté avaient décidé de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité, qui prescrivent par exemple de ne prendre qu’un seul sac par main, de ne pas se précipiter et de respecter les temps de pause. La plupart des tournées sont en conséquence restées inachevées.

Le retrait de cette adaptation du “fini-fini” n’a pas suffit à étouffer la grogne des travailleurs chargés des collectes en porte-à-porte. Près de la moitié, selon l’estimation du SLFP, continue à travailler à un rythme moins soutenu en accord avec les règles de sécurité. Ils protestent contre l’augmentation du rythme de travail causé par la réforme des collectes de 2017. “Après la réforme des collectes, la direction se permet encore de durcir le système en supprimant quasiment le ‘fini-fini’, un dernier privilège qui n’existe déjà plus vraiment puisque les travailleurs sont obligés d’adopter des cadences folles pour couvrir les kilomètres supplémentaires des tournées“, expose le représentant syndical. Si le rattrapage des tournées a d’abord été demandé sur base volontaire aux balayeurs, des pressions ont commencé à se faire sentir, pointe Michel Piersoul, qui fait état de menaces de sanctions disciplinaires et suppression de congé à Molenbeek-Saint-Jean.

Maron ne veut pas se substituer à la direction dans le cadre de la concertation

Le ministre bruxellois de l’Environnement et de la Propreté publique, Alain Maron (Ecolo), n’a pas l’intention de devenir le premier interlocuteur des organisations syndicales dans le cadre du regain de tension observé au sein de l’Agence Bruxelloise de la Propreté (ABP). Cela relève de la gestion quotidienne de l’opérateur public et donc de sa direction, a-t-il souligné vendredi, interrogé, à l’heure des questions d’actualité par plusieurs députés. Chargé de déterminer les grandes lignes de la collecte des immondices, M. Maron a précisé avoir donné instruction à la direction de le tenir au courant des points potentiellement sensibles mis en concertation.

Belga 

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29 novembre 2019 - 18h02
Modifié le 29 novembre 2019 - 18h02