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Le tribunal condamne l’Etat belge pour l’interpellation d’un étudiant gantois

Un étudiant iranien a été injustement détenu sous la menace d’une arme par la police pendant des heures dans le centre de Bruxelles en juillet 2016. L’étudiant en question était en fait chargé par l’Université de Gand d’étudier le rayonnement des téléphones portables à l’aide d’une veste pleine de fils. Les passants, puis la police l’avaient pris pour un terroriste. Selon la VRT, le Tribunal de première instance de Bruxelles vient de condamner le gouvernement belge pour la manière l’étudiant a été traité.

Le 20 juillet 2016, quelques mois après les attentats terroristes de Bruxelles, un certain nombre de passants aperçoivent un homme avec un manteau d’hiver plein de fils, alors qu’il faisait 30 degrés ce jour-là. Il s’agissait pourtant d’un doctorant iranien qui souhaitait mesurer le rayonnement du téléphone portable dans le centre de Bruxelles, avec une sorte d’appareil de mesure dans sa veste.

Différentes personnes appellent alors la police, craignant que ce soit un terroriste. S’en suit un contrôle d’identité. Mais bien que l’étudiant iranien ait des papiers universitaires avec lui et un logo de l’université de Gand sur le dos, les policiers l’ont malmené lorsqu’ils ont remarqué les fils suspects.

Par la suite, l’Iranien a été maintenu sous la menace d’une arme pendant des heures, et a du se déshabiller jusqu’à se retrouver en sous-vêtement, avant d’être examiné par un robot. Ce n’est qu’après une perquisition et une communication avec l’Université de Gand que l’homme n’a pas été emmené sous la menace d’une arme. Après avoir été interrogé, il a pu disposer et l’affaire a été classée.

Une détention sous la menace d’une arme “beaucoup plus longtemps que nécessaire”

Après cette intervention, l’étudiant gantois s’est traduit en justice, à cause de la manière dont il a été traité. Pour le Tribunal de première instance de Bruxelles, les autorités de l’Intérieur et de la Justice sont responsables. Selon le tribunal, il était compréhensible que la police ne veuille prendre aucun risque, mais “ils n’ont pas donné la priorité absolue au contact avec l’université, alors qu’ils auraient dû le faire“.

En identifiant et en enquêtant sur les faits réels de son histoire, des erreurs et des inexactitudes ont bien été commises, ce qui a conduit l’étudiant à être détenu sous la menace d’une arme pendant beaucoup plus longtemps que nécessaire.

T.Dest / Image : Belga

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24 novembre 2020 - 13h49
Modifié le 24 novembre 2020 - 13h49