Le secteur de la jeunesse s’inquiète de l’impact économique et social du coronavirus

La Confédération des organisations de jeunesse indépendantes et pluralistes (COJ) s’inquiétait mardi des retombées économiques et de l’impact social, dans son secteur, des mesures prises pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Afin d’appliquer les mesures nécessaires du confinement, le secteur jeunesse a dû annuler ou reporter, jusqu’à nouvel ordre, toutes ses activités : accueil, animation, hébergement, formation et animation à destination des jeunes. “Quel sera l’impact de la crise sur les structures associatives, souvent invisibles aux yeux du grand public, qui offrent un soutien aux jeunes, à leurs projets, à leur émancipation et à leur autonomie?“, s’interroge la COJ.

Aujourd’hui, tout le personnel est en télétravail ou dans la perspective du chômage économique. Nous n’arrivons plus à remplir nos missions“, ajoute Yamina Ghoul, secrétaire générale de la COJ. Or, si les travailleurs se retrouvent au chômage, les subventions (aides à la promotion à l’emploi (APE), Maribel…) accordées à ces infrastructures – et dont elles dépendent bien souvent – tombent à l’eau.

Le volume d’activité se calcule sur une année, il faudra donc attendre août 2021 pour avoir une bonne vision de l’influence des mesures sur le secteur de la jeunesse. Mais en août 2020, les subventions seront-elles maintenues si certains ont été mis au chômage? Comment seront-elles calculées?“, pointe Yamina Ghoul. “Qui va profiter, dans notre secteur, du fonds d’urgence” de 50 millions d’euros annoncé la semaine dernière par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, poursuit-elle. “Nous avons besoin d’être rassurés“, résume la secrétaire générale de la COJ, dans un appel à la ministre francophone de l’Aide à la jeunesse, Valérie Glatigny.

Cette dernière “s’est montrée à l’écoute dès le début de la crise, nous attendons à présent un engagement ferme et écrit sur la simplification administrative promise et de la souplesse concernant les subventions accordées“, conclut Yamina Ghoul.

Belga 

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24 mars 2020 - 17h00