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Le parcours d’intégration aura-t-il les moyens de ses ambitions ?

A partir du 1er janvier prochain, le parcours d’intégration sera obligatoire à Bruxelles pour les primo-arrivants. Les moyens seront-ils suffisants pour permettre à chacun de le suivre? Certains n’en sont pas convaincus.

A Schaerbeek, le BAPA (Bureau d’accueil des primo-arrivants) accueille 2000 personnes chaque année, indique Vincent VANHALEWYNE, Premier échevin de la commune de Schaerbeek Ecolo.

Le MR, dans l’opposition au parlement régional, lui, est méfiant : “D’abord parce qu’on a perdu beaucoup de temps et parce que la mise en oeuvre du caractère obligatoire du parcours risque de ne pas avoir lieu en raison d’une offre insuffisante“, craint Gaëtan VAN GOIDSENHOVEN, député bruxellois MR qui pointe : 7000 places sont ouvertes or 15 à 20.000 personnes sont potentiellement demandeuses.

En comptabilisant les capacités des BAPA de Schaerbeek, du centre-ville (4000 places par an), les 4000 places disponibles côté flamand et les 1000 places du nouveau BAPA qui verra bientôt le jour, ce sont plus de 10.000 places qui seront disponibles, assure Jamal IKAZBAN, chef de groupe à la Commission communautaire française (PS). “Sans compter tous les acteurs de terrains impliqués depuis plusieurs années. Il reste certes des efforts à fournir, mais les choses avancent. “, conclut-il.

Pour Vincent VANHALEWYNE, l’obligation est une bonne chose “pour autant que le parcours d’accueil soit de qualité et bienveillant.” “Il faut pour cela que le contenu soit de qualité, mais aussi qu’il y ait une offre en suffisance et que la coordination entre tous les partenaires se passe bien.” L’échevin schaerbeekois se dit inquiet sur deux points: “D’abord, les communes ne sont pas prêtes. Ensuite : qu’en sera-t-il de l’accueil de la petite enfance, car les personnes qui s’inscrivent dans le parcours devront trouver des capacités d’accueil pour leurs enfants.” Et de conlure : “Pour le reste, je ne veux pas être aussi négatif que certains. Mais on ne sait pas à ce stade si l’offre sera suffisante.”

M, le mag de la rédaction, du mardi au vendredi à 18h20