Le gouvernement bruxellois lève les obstacles à un rapprochement des hôpitaux publics et privés

Le gouvernement bruxellois a franchi une étape fondamentale jeudi dans la levée des obstacles légaux à l’association en réseaux des hôpitaux publics de la capitale avec des hôpitaux privés. C’est une perspective qui est souhaitée par plusieurs acteurs publics bruxellois dans le dossier de la création de réseaux d’hôpitaux imposée par une loi fédérale.

Concrètement, les ministres bruxellois ont adopté en première lecture deux projets d’ordonnance déposés par Alain Maron (Ecolo) et Elke Van den Brandt (Groen). Ces textes doivent suivre un cheminement de quelques mois avant leur adoption définitive par le parlement bruxellois.

Cependant l’accord politique intra-majorité sur leur contenu permet désormais aux organes compétents des hôpitaux concernés de se prononcer sur un projet de réseau qui concerne chacun d’eux. Il est en effet demandé aux hôpitaux de créer sans attendre le ou les réseaux restant à créer dans la capitale, sachant que dans chaque entité les procédures sont également susceptibles de mobiliser du temps.

L’Etat fédéral a imposé par une loi à tous les hôpitaux du pays de s’organiser en réseaux dits locorégionaux dans un souci de rationalisation de l’offre hospitalière et surtout des moyens, face notamment au coût de plus en plus élevé de certains équipements. Cela passe par davantage de collaborations que jusqu’à présent.

Adopté il y a un an, le texte de loi limite le nombre de réseaux à un maximum de 25: 13 en Flandre, 8 en Wallonie et 4 à Bruxelles, avec au minimum un réseau pour 400.000 habitants. Concrètement, chaque hôpital général et universitaire est censé faire partie d’un réseau clinique locorégional rencontrant l’ensemble des missions de soins spécialisés. Les soins les plus pointus, comme la chirurgie oncologique complexe ou la chirurgie cardiaque, ne seront pas disponibles dans chaque réseau hospitalier.

A Bruxelles, la réforme a pris du retard. Deux réseaux sont déjà constitués, l’un par l’UZ Brussel, comme entité flamande, l’autre à travers un pôle chrétien autour des cliniques Saint-Luc (avec Saint-Jean, les Cliniques de l’Europe et Saint-Pierre/Ottignies). Au cours du mois de janvier, plusieurs bourgmestres directement concernés ont arrêté choix en faveur du regroupement de tous les hôpitaux publics Iris avec Erasme, en tant que pôle universitaire, et ceux du Chirec (privé).

Mais le Chirec qui doit encore se prononcer pourrait décider de constituer son propre réseau, avec son antenne wallonne.

Belga

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13 février 2020 - 13h58