La Fédération Wallonie-Bruxelles met fin aux négociations sur l’accord social pour le non-marchand

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Vu la chute de la majorité PS-cdH, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a signifié jeudi aux syndicats qu’il rompait les négociations pour aboutir à un accord social dans le secteur du non-marchand, en discussion depuis plusieurs mois. L’information, livrée par le Setca, a été confirmée par la porte-parole du ministre-président. “Le gouvernement n’est plus en capacité de mener des négociations”, a indiqué Laetitia Naklicki interrogée par Belga.

Les discussions entre les syndicats et le gouvernement de la Fédération portaient notamment sur l’harmonisation et la revalorisation des salaires des travailleurs des secteurs de l’aide à la jeunesse, du secteur culturel et des milieux d’accueil de la petite enfance, dont l’évolution des rémunérations pour certains est bloquée depuis des années.

Dans le camp syndical, la déception est grande après l’annonce de la nouvelle. “Les premières enveloppes étaient enfin mises sur la table. Le chantier se mettait en place de manière plus concrète et tout est à l’eau maintenant… C’est irresponsable et écoeurant pour tous ces travailleurs, peste Christian Masai (Setca). “On n’a pas le droit, quand on se revendique de l’éthique en politique, d’agir avec une telle désinvolture”.

Au niveau de la Région wallonne, également compétente pour certains volets du secteur non-marchand, les négociations n’ont toutefois pas été rompues par le gouvernement. Dans un communiqué, la ministre wallonne de l’Emploi et de la Formation, Eliane Tillieux (PS), se dit néanmoins inquiète pour la suite des discussions. “Les employeurs et les travailleurs du non-marchand sont dans l’attente d’un nouvel accord afin d’améliorer les conditions de travail et le développement de ces secteurs majeurs pour le vivre ensemble. Le gouvernement wallon, comme celui de la Fédération, ont débloqué lors du dernier conclave budgétaire des enveloppes conséquentes pour permettre l’ouverture de négociations. Tout cela est hypothéqué aujourd’hui, selon elle. (Belga)

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22 juin 2017 - 17h28