Joëlle Milquet (cdH) sur son inculpation : “Cette affaire est derrière moi. Je suis profondément honnête”

Joëlle Milquet, députée bruxelloise et tête de liste cdH à la Chambre, était l’invitée de Stéphane Rosenblatt dans l’Interview ce lundi. 

Après 3 années de recul, Joëlle Milquet a annoncé son retour au fédéral. Elle est tête de liste cdH à la Chambre. Un choix qui n’a pas été évident à faire. “J’ai hésité longuement”, confie-t-elle. La proposition lui a été faite par  le nouveau président du cdH, Maxime Prévot. Un homme qu’elle “apprécie énormément et qui revient donner un électrochoc réellement nécessaire au niveau du cdH. Il a été mon directeur politique avec une philosophie d’un humanisme fort”.

Joëlle Milquet prévient d’emblée qu’elle ne veut pas attaquer les autres politiciens. Elle trouve que “la politique, ces derniers temps dans son mode de fonctionnement, devient terriblement agressive”. Pour elle, “ça ne sert à rien de passer notre temps à s’envoyer des pics. L’important, c’est de redonner confiance aux gens avec un cap et des propositions fortes”.

Concernant l’inculpation dont elle fait l’objet, l’ancienne avocate s’estime “très respectueuse de l’autorité judiciaire”. “Il y a dans le cas d’espèce, une enquête qui traîne depuis cinq ans et qui repose sur rien, qui est complètement infondée et sur lequel  il n’y a aucune infraction”. D’après elle, ce dossier repose “sur une profonde méconnaissance et une non-prise en compte des règles complètement spécifiques qui sont applicables au fonctionnement des cabinets”. Elle précise : ” Dans un cabinet, ce n’est pas la fonction publique. On n’est pas neutre. On est des engagés politiques. Et donc, le fait d’être des politiques dans un cabinet, ce n’est pas une infraction en soi”. 

Cette affaire est derrière pour moi. Je suis profondément honnête. Je n’ai profondément rien à me reprocher”, répète-elle. “Ça m’a déjà assez fait souffrir parce qu’il y a une chose qu’on ne peut pas me reprocher dans la vie, c’est d’être malhonnête. Je suis profondément intègre”. 

► Retrouvez l’Interview du lundi au vendredi à 12h45 

Partager l'article

25 février 2019 - 13h37