« Jamais un gouvernement fédéral n’a aussi peu investi dans le RER » Emmanuel De Bock (DéFI)

Le chef de groupe DéFi au Parlement bruxellois Emmanuel De Bock a reproché jeudi au gouvernement fédéral et à son ministre MR de la Mobilité, d’avoir postposé les investissements initiaux pour le RER et de ne pas favoriser la mise en oeuvre d’une « véritable politique de la mobilité alternative à la voiture ».

« Comment le gouvernement fédéral et le ministre Bellot peuvent-ils faire avancer le RER, alors qu’ils ont imposé une forte diminution des investissements ces 4 dernières années », s’est interrogé le chef du groupe DéFI, dans un communiqué.

S’appuyant sur son analyse des rapports financiers d’Infrabel des 8 dernières années, Emmanuel De Bock a souligné qu’Infrabel avait diminué de plus de 80%, dans ses investissements, les montants réellement affectés au RER, depuis 2013. Ceux-ci représentaient 28 à 29 % du total des investissements d’Infrabel (330 millions € sur 1,2 milliards €) en 2011 et 2012. Ils sont tombés à 20% en 2013, 12% en 2014 et 2015 et à peine 6% en 2016.

« M. Bellot qui annonce fièrement avoir trouvé 1 milliard d’euros a tout simplement postposé les budgets d’investissements initiaux prévus sur les 20 prochaines années. Si les investissements étaient restés constants par rapport au niveau des engagements de 2011-2012, ce ne sont pas moins de 822 millions € qui auraient été investis, et le RER aurait été prêt avant 2020. Au rythme actuel de 50 millions d’euros d’investissements par an, le RER ne sera jamais prêt avant 2035 », a commenté le chef de file de DéFI.

A ses yeux, le gouvernement fédéral qui fait la leçon à la Région bruxelloise sur le sous-investissement en matière d’entretien des tunnels, « ferait bien de balayer devant sa porte »« Aujourd’hui, des usagers continuent à abandonner le train au profit de la voiture et participent à l’engorgement et la paralysie du pays. La SNCB tarde à élargir la zone tarifaire MTB qui ne nécessite pourtant aucun investissement alors que cela permettrait à 20.000 automobilistes bruxellois et non-bruxellois de choisir la combinaison train-tram-bus-métro », a-t-il conclu.

Belga

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12 octobre 2017 - 17h32