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Gouvernement fédéral: Paul Magnette veut le plein emploi en 2030

Diverses mesures sont mises en avant, dont l’extension de l’exonération de cotisations sociales dans les PME pour les deuxième et troisième emplois.

L’informateur Paul Magnette fixe un objectif de plein emploi en 2030, selon le rapport transmis au Roi à la mi-novembre, dont La Libre fait état mardi sur son site internet. D’ici la fin de la législature, le taux d’emploi devrait atteindre 75%. A titre de comparaison, le gouvernement précédent visait 73,2% en 2019.

Selon les dernières statistiques, en prenant comme référence la population de 20 à 64 ans, le taux d’emploi s’élevait au deuxième trimestre à 71%, soit le taux le plus élevé jamais observé en Belgique. Diverses mesures sont mises en avant, dont l’extension de l’exonération de cotisations sociales dans les PME pour les deuxième et troisième emplois. A l’horizon 2024, le salaire minimum devrait atteindre 14 euros de l’heure.

“Modernisation de l’Etat”

Pour atteindre ses objectifs climatiques – soit une réduction de 55% des gaz à effet de serre d’ici 2030 et une neutralité carbone en 2050 -, un accent particulier serait mis sur l’énergie et la mobilité dans le cadre du Pacte d’investissement stratégique décidé par le gouvernement sortant. Trois milliards d’euros seraient investis dans la SNCB, le régimes des voiture de société serait revu pour ne plus concerner que des voitures “zéro émission” en 2023. Une taxe ou contribution sur les billets d’avion est également envisagée. En matière migratoire, le journal ‘De Morgen’ évoquait mardi matin tout à la fois un durcissement des conditions du regroupement familial mais également l’abandon de la détention des familles en centre fermé et des visites domiciliaires. En matière sociale, les pensions minimum seraient relevées progressivement à 1.500 euros nets d’ici 2024, un relèvement progressif des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté et l’individualisation des droits.

La “modernisation de l’Etat” ne prend pas la voie d’une réforme institutionnelle -qui impliquerait une majorité des deux tiers, rappelait lundi M. Magnette lors d’une conférence de presse- mais d’une réflexion sur le découplage des élections, une circonscription fédérale ou encore la suppression du Sénat. M. Magnette n’a pas souhaité commenter ces informations. Son porte-parole a rappelé que la note d’information évoluait quotidiennement au fil des contacts que l’informateurs entretenait avec ses interlocuteurs politiques et institutionnels.

Belga – Photo: Belga/ Dirk Waem 

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26 novembre 2019 - 14h40
Modifié le 26 novembre 2019 - 14h40