Enseignement: la réforme de l’inspection définitivement approuvée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a définitivement approuvé mercredi soir le décret réformant les services de l’inspection pour l’adapter à la nouvelle gouvernance des écoles prévue par le pacte pour un enseignement d’excellence.

Voté en septembre dernier, ce nouveau pilotage s’appuie sur une plus grande autonomie mais aussi une responsabilisation accrue des écoles, ce qui n’empêchera pas un contrôle, dont les inspecteurs resteront un maillon essentiel. Le projet de décret confirme et reprécise à cet effet les missions des quelque 200 inspecteurs qui seront amenés à contrôler le niveau des études, mener des audits globaux ou focalisés dans les établissements.

Ils seront aussi les informateurs et conseillers du gouvernement et évalueront dans ce but différents aspects de la politique d’éducation. Les inspecteurs travailleront aux côtés d’une petite centaine de délégués aux contrats d’objectifs (DCO) et des neuf directeurs de zones (DZ), deux nouvelles fonctions créées par la réforme du pilotage de l’enseignement. Ce décret définit aussi le statut des inspecteurs, ainsi que les conditions d’accès et de certification pour exercer cette profession. En raison de nombreuses vicissitudes juridico-légales ces dernières années, plus de la moitié des inspecteurs actuellement en poste ne le sont qu’à titre de faisant fonction. Ceux-ci auront accès à la formation pour devenir inspecteur et passer le concours. Les inspecteurs faisant fonction qui auront acquis au moins dix ans d’ancienneté en 2022 seront toutefois nommés directement, sans examen, ce qui devrait être le cas pour une bonne partie d’entre eux.

Directement rattachés au gouvernement, les inspecteurs seront dirigés par un inspecteur général. Ils seront répartis au sein de cinq services différents, lesquels couvriront les différents niveaux et types d’enseignement, à savoir celui du futur tronc commun (de la maternelle jusqu’à la 3e secondaire), le secondaire supérieur, l’enseignement de promotion sociale, l’enseignement artistique, ainsi que les services psycho-médico-sociaux (PMS). Le texte a été approuvé mercredi soir par la majorité PS-cdH. L’opposition, très critique envers le texte, s’est abstenue pour ce qui concerne le MR et DéFI. Ecolo et le PTB ont même voté contre.

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Belga

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09 janvier 2019 - 18h56