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Enseignement : la FWB maintient un sous-quota de 43% pour la médecine générale à la rentrée

Valérie Glatigny - Ministre Fédération Wallonie-Bruxelles - Belga.jpg

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles maintient pour la troisième année consécutive son sous-quota de 43% pour les jeunes médecins qui seront autorisés à la rentrée à se spécialiser en médecine générale, a indiqué jeudi le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR) à Belga. Le gouvernement flamand travaillera également dès 2021 avec des sous-quotas pour faire face, entre autres, à la pénurie de médecins généralistes, rapportait mardi De Tijd.

Afin de limiter les pénuries, un sous-quota minimal de 43% pour la médecine générale a été fixé par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la rentrée 2020-2021, soit un minimum de 211 médecins pour cette spécialisation. Cet accord avait déjà été fixé avant la crise du Covid-19 par différents acteurs concernés, mais a été maintenu après concertation. Les responsables des facultés de médecine ont en effet estimé que le déficit de médecins généralistes ne s’était pas aggravé pendant la crise. “Par contre, d’autres déficits ont pu être constatés dans des spécialisations tels que les médecins urgentistes ou dans d’autres professions de la santé comme les infirmiers”, a précisé le cabinet.

La ministre travaille actuellement sur une future commission de planification en Fédération Wallonie-Bruxelles afin de pouvoir objectiver les spécialités en pénurie et fixer des sous-quotas. “Un projet de décret visant la création de cette commission sera soumis au Gouvernement en première lecture d’ici le mois d’octobre afin de se concrétiser pour le début de l’année 2021”, a ajouté son cabinet.

Si le gouvernement fédéral fixe les quotas globaux pour les études de médecine, les sous-quotas sont quant à eux fixés par les Communautés.

Le gouvernement flamand travaillera quant à lui avec des sous-quotas dès 2021 pour réduire le nombre d’étudiants dans les spécialisations populaires telles que la chirurgie ou la gynécologie et compenser la pénurie de médecins généralistes, de gériatres et de psychiatres, selon De Tijd. “Ces pénuries se sont fait sentir pendant la pandémie de coronavirus”, d’après le quotidien flamand. Les mêmes pénuries sont présentes du côté francophone, qui manque également de pédiatres.

Avec Belga – Photo : Belga

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24 juillet 2020 - 07h45
Modifié le 24 juillet 2020 - 09h01