Peeters sur l’affaire des visas humanitaires : “Francken décidait en toute autonomie, et il y tenait beaucoup”

Le vice-Premier ministre CD&V considère qu’il s’agit d’une affaire “très très grave”.

L’attribution de visas humanitaires n’a jamais été décidée à la table du gouvernement fédéral, a assuré mercredi le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters. Le secrétaire d’Etat à la Migration Theo Francken prenait ses décisions à ce sujet en toute autonomie, “et il y tenait beaucoup“, selon M. Peeters, interrogé sur l’arrestation mardi du conseiller communal N-VA de Malines Melikan Kucam.

L’annonce de cette arrestation a eu l’effet “d’une bombe au sein du gouvernement“, a ajouté M. Peeters à son arrivée au Seize pour la tenue d’un conseil des ministres extraordinaire consacré au Brexit.

Le CPAS de Ganshoren va suspendre son comptable Melikan Kucam

Une affaire “très très grave”

Selon le vice-Premier, il s’agit là d’une affaire “très très grave“, mais il est prématuré d’accuser qui que ce soit “sans connaissance du dossier“.

A ses yeux, il est tout à fait possible d’éviter pareille situation à l’avenir. “Cette délégation totale à un secrétaire d’Etat sans contrôle conduit malheureusement à des malversations. Il faut avec les collègues du gouvernement et l’actuelle (ministre à l’Immigration) étudier comment réorganiser cela pour l’avenir“.

De son côté, le vice-Premier Open-Vld Alexander De Croo a dit douter de la légalité de cette structure d’octroi de visas associant des intermédiaires, qu’il juge par ailleurs “dangereuse“.

Il a assuré que la ministre Maggie De Block, qui a hérité du portefeuille de l’Asile et de l’Immigration après le départ de la N-VA du gouvernement, ne travaillait avec aucun intermédiaire.

Belga

Partager l'article

16 janvier 2019 - 11h42