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Emmanuel De Bock (DéFi) : “on pourrait inciter les gens à rester en ville en diminuant l’impôt sur le travail”

Emmanuel De Bock, chef de groupe DéFi, a répondu aux questions de Jean-Jacques Deleeuw. Ensemble, ils sont revenus sur l’avenir de DéFi et sur la gratuité des transports en commun.

Samedi, dans La Libre, Emmanuel De Bock revenait sur l’avenir de DéFi et notamment de la tête du parti. Voici quelques années, il avait été candidat à la présidence des amarantes. “J’avais eu un beau succès avec 30% des voix des membres de DéFi. On a beaucoup de jeunes talents dans ce parti. Vous me connaissez car cela fait 20 ans que je m’investis mais il y a aussi de belles personnalités en Wallonie. 60% des nouveaux adhérents sont wallons. C’est pour cela que la co-présidence avec un Bruxellois et un Wallon peut être une idée. DéFi n’est plus un parti que bruxellois. Plus de la moitié de nos voix sont faites en Wallonie. Qui eût cru qu’on aurait un député provincial à Namur? Je pense que DéFi sera pivot.”

Emmanuel De Bock sera bien candidat à la Région en cinquième position. “J’ai milité pour que Bernard Clerfayt soit la tête de liste. J’ai appuyé sa candidature et je savais que cela impliquait que je recule mais la place n’est pas importante. C’est le projet et je suis convaincu que son projet va permettre à DéFi de jouer le podium.”

Jouer sur la fiscalité

Le député est également revenu sur la proposition d’Ecolo d’accorder la gratuité des transports en commun à tous. “Cela va coûter 200 millions d’euros. En réalité, personne ne parle du vrai problème qui concerne les Bruxellois ce sont ces gens qui ne peuvent plus se payer la ville, qui vont vivre loin et doivent faire des kilomètres pour venir travailler. On pourrait les inciter à rester en ville en diminuant les additionnels sur le l’impôt des personnes physiques. Si je dois choisir entre les transports en commun gratuits et la diminution fiscale, je prends 0% d’impôt. On accorde alors 10% en plus de pouvoir d’achat aux gens et cela leur permettrait de vivre plus proche de leur travail. Le fiscal peut être le premier levier pour faire de l’écologie ou du social.”

L’intégralité de l’Interview

V.Lh. – Photo: BX1

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26 février 2019 - 13h28
Modifié le 26 février 2019 - 16h56